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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 08:10
J'ai trouvé sur Ebay l'annonce suivante :
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=300304179776&ssPageName=ADME:B:SS:FR:1123
ainsi que celle-ci :
http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=370181352213&ssPageName=ADME:B:SS:FR:1123

Si elles intéressent quelqu'un...

Bientôt la suite de notre feuilleton sur les quartiers.
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 18:32
Aujourd'hui, nous nous rendons au Carré Brûlé. Nous y verrons l'école du Plateau, le seul groupe primaire de l'époque. Nous allons du côté des filles. Attention les gones, deux par deux !
Puis nous irons à la nouvelle Mairie, la Mésangère, où nous rencontrerons une certaine... Marie-Paule Vireton, furtive fillette dans le beau parc de la Mésangère !



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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 18:32
Nous poursuivons notre voyage dans le temps, avec les "nouveaux" quartiers de Feyzin qui virent le jour dans ces années-là, toujours avec la caméra de Pierre Vireton : les Géraniums et le Bandonnier, deux quartiers de la Route (Nationale 7). Je crois que le quartier des Géraniums est légèrement plus ancien que le quartier du Bandonnier. Pavillons et immeubles se construisent sous nos yeux...



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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 16:04
Grâce à la complicité de Marie-Paule BORIA et de son fils Rémi, nous disposons d'anciennes images de nos quartiers feyzinois, de fêtes et manifestations et aussi de sport. Les films proviennent de la collection super 8 du papa de Marie-Paule, Pierre VIRETON ; le transfert numérique, la sonorisation et les titres sont l'oeuvre de Rémi BORIA.
Première séquence, aujourd'hui : la Route Nationale 7. C'était l'époque des Dauphine, Peugeot 403, Renault 4L et de la bonne deudeuche!...

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 17:30
Un an après le Comice agricole de Saint-Symphorien d'Ozon, Feyzin prenait en charge l'organisation du Comice 1979 dans ses murs. Comme en 1978, les communes du Canton participèrent, mais Feyzin proposa au moins quatre chars : une réplique d'une barque de jouteurs (notre vidéo), avec la fanfare à son bord, un char proposé par le Club du Troisième Age, un char créé par le Comité Pour Nos Gosses (CPNG) et un quatrième par le Club des Jeunes de Feyzin. Et clou de l'attraction, un immense et bizarroïde dragon en papier mâché, qui avait demandé bien du travail à l'équipe de l'animation municipale.
J'avais filmé ce spectacle en super 8, sonore cette fois, car il s'agissait bien d'un spectacle, qui s'était déroulé aux Razes et au stade Jean Bouin. De nombreuses animations ponctuaient cette fête qui se termina par un beau feu d'artifice tiré au stade. Feyzin renouait ce jour de septembre (il y a bientôt trente ans) avec les fêtes populaires d'antan
.




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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 15:59
Comme je l'ai annoncé précédemment, je publie ci-dessous les documents envoyés par Dominique : deux insignes du Cercle Athlétique de Feyzin, dont le second est plus petit que l'autre ; ils doivent dater des années 1950.




Le second document est une autre chanson composée par les membres du Cercle lors de la journée familiale du 25 juin 1950, par l'Abbé Piraud, Pierre Bailly et quelques autres. La voici ci-dessous :































"Tous en choeur, la chanson du jour ! Les gars de Feyzin (sur l'air des gars de la Marine):
 
Couplet I
 
Quand on est Feyzinois,
On a gentil minois,
Sur la machine ronde,
On est comme des rois.
Des grands et des petits,
Des forts des dégourdis,
Des brunes et des blondes,
Nous sommes bien servis.
Pas beaucoup de pognon,
Mais comm' compensation,
A tous les horizons,
Nous chantons à l'unisson !
 
Refrain :
 
Venez, venez la vie est belle,
Quand on est de ce pat'lin
On a jamais peur de rien,
Toujours garçons et demoiselles
A la fêt', comme au boulot,
Sont des costauds.
Tous nos bons vieux, nos bonnes vieilles
Font clignoter leurs yeux malins,
Venez, venez la vie est belle,
Sur la route et dans le train
Dans les maisons du Vieux Feyzin.
 
Couplet II
 
Les bons coins ne manqu'nt pas,
Depuis la ru'Thomas,
En passant par le Rhône,
Les Raz' et caetera.
Plus haut c'est le plateau,
Qui n'est pas des moins beaux,
Où l'on voit tous les gones
Accourir au plus tôt.
Belle-Etoile, le soir,
La Tour et l'on repart,
En chantonnant, sans canards !
 
Reprise du refrain.


(Merci à Dominique pour ces trois documents)






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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 17:02

Chers lecteurs, merci de votre intérêt et de votre assiduité. J'écris de nouveau ce que j'avais écrit dans mon premier article : pour que ce blog soit vivant et un peu le vôtre, n'hésitez pas à laisser des commentaires, même très courts, en fin d'article. N'hésitez pas à m'envoyer des messages (je rappelle mon adresse de messagerie : oxymore974@orange.fr), faites-moi part de vos remarques, critiques, suggestions, et de ce que vous savez sans doute mieux que moi sur le passé de Feyzin, même le passé récent. Beaucoup de choses ont disparu à Feyzin, il y a sans doute encore quelques documents qui valent la peine qu'on en parle. Vous ne souhaitez pas que ce blog

disparaisse aussi ! Je serais le premier à être  triste...
Alors merci pour vos messages que j'attends avec impatience !!!


Dominique m'écrit régulièrement et me fait découvrir à chaque message des informations très intéressantes. Je les insérerai prochainement. Aujourd'hui, je vous livre ses souvenirs de l'explosion de la raffinerie.

L'explosion de la raffinerie... 
 
J'avais 6 ans à l'époque. Mon père et mon oncle étaient descendus en bas de la rue Thomas avec leur cousin. Ma mère, mon frère Philippe qui allait sur ses 3 ans et moi même étions réveillés. Nous avions vaguement regardé par la fenêtre de la cuisine. D'où nous étions, on pouvait voir les flammes monter au dessus de l'endroit où avait été implanté un transformateur vers la ferme Reynaud. Un peu plus tard alors que Philippe et moi nous étions mis à jouer et que ma mère vaquait dans la cuisine, il y a eu une explosion qui a fait fondre les rideaux, voler les vitres en éclats, fait tomber les plafonds ainsi qu'un galandage. Mon père, mon oncle et le cousin s'étaient faits un peu roussir par l'onde de chaleur.
 
Ensuite mon père a emmené tout le monde vers l'église, et de là j'ai vu l'explosion qui a fait le fameux "champignon atomique". Puis direction Corbas chez des cousins et enfin chez un oncle, le temps que la maison redevienne habitable.
 
Au retour, la reprise de la scolarité a été laborieuse. En effet, j'ai été une semaine au Plateau avant d'être envoyé finir l'année scolaire aux Géraniums dans des préfabriqués. Dès qu'il s'est mis a faire beau, les instituteurs nous faisaient cours dehors, sur les pelouses au pied des immeubles.
 
Je n'ai gardé que deux explosions en mémoire. Bien qu'il ait fait froid (on était en janvier), je n'en n'ai conservé aucune sensation. Par contre le jour où, 40 ans plus tard, j'ai eu l'occasion de revoir le "champignon", j'ai eu la sensation de sentir une onde de chaleur alors que ce n'était qu'une image projetée...

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 20:48
Après quelques jours de silence après l'article sur la catastrophe de Feyzin et un peu de recul, je reprends sur d'autres sujets, bien que je reviendrai sur cet événement malheureux.
Après bien des essais et des tentatives diverses qui ont occupé et rempli mon ordinateur, me voilà peut-être prêt à diffuser sur ce blog quelques vidéos. Oh, en toute modestie, et encore avec la complicité de Marie-Paule, qui m'a envoyé de petits trésors, que nous découvrirons bientôt.
Aujourd'hui, c'est une courte vidéo (ma "première" numérique !) sur le Comice agricole qui eut lieu à Saint-Symphorien d'Ozon, en septembre 1978. Je l'avais filmé en super 8 et en muet. Les communes du canton (Solaize, St-Sym, Simandres, etc.) avaient renoué avec une ancienne tradition, qui faisait défiler les chars décorés, tirés par les tracteurs. Feyzin avait choisi les vieux métiers et mettait en avant le fagot, "énergie propre" (précoce écologie !)
La configuration du site et la longueur du travail demandé pour éditer des vidéos ne permet malheureusement pas de diffiser des films très longs. Voici donc mon premier essai, retour 30 ans en arrière !





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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 17:54

La catastrophe de Feyzin est racontée de façon très complète dans l’ouvrage collectif « Feyzin, Mémoires d’une catastrophe », paru en 2005 (Editions Lieux Dits). C’est le livre de référence pour ce malheureux événement, avec de nombreuses photos, des témoignages et un portfolio qui complète l’ensemble. J’apporterai donc dans ce blog mes souvenirs de ces moments tragiques.



C’était le mois de mon quinzième anniversaire et le dernier jour des vacances de Noël. Ma mère vint me réveiller en me disant : « Y a le feu à la raffinerie ! » Il faisait encore nuit, je dus aller dans la chambre voisine pour voir par la fenêtre la grande gerbe de feu qui semblait jaillir de terre. Je pris une photo avec mon appareil (photo que je n’ai jamais retrouvée). Mon père et mes trois sœurs étaient partis au travail, il restait à la maison, avec ma mère et moi, ma grand-mère, âgée de 85 ans et ma nièce, 5 ans (ma mère la gardait chez nous) et nos deux chiens. Je pris un petit déjeuner rapide après m’être habillé.
Photo Le Progrès
Dans la rue des Razes, c’était l’inquiétude. Malgré le froid, ma mère allait sur le pas de la porte ou ouvrait la fenêtre de la cuisine pour parler avec les voisins. « Ca va tout sauter ! » disait-on. Le père Lescot pensait qu’il fallait quitter le quartier. Mais l’indécision restait, on disait que les pompiers étaient à pied d’œuvre devant la sphère de gaz. Une grande nervosité régnait. Ma mère m’envoya dans la chambre de ma grand-mère, avec ma nièce. Le jour se levait, et de la fenêtre, je voyais les passants dans la rue, aller et venir, un peu nerveux. J’étais assis dans le fauteuil de ma grand-mère, celle-ci se tenant  devant la fenêtre. La première explosion eut lieu, ouvrant tout grand la fenêtre, ce qui blessa ma grand-mère à l’arcade sourcilière. Je me précipitai vers elle, et je vis avec stupeur une foule de personnes dans la rue courir du côté de la gare. Cela me fit penser à des archives de films de la Seconde Guerre. Ma grand-mère saignait, ma nièce ne comprenait pas et avait peur. Ma mère, déjà dans la chambre, nous dit « Il faut partir… » Elle soigna rapidement ma grand-mère. J’en profitai pour reprendre mon appareil photo et prendre du même endroit que précédemment la même vue, mais de la sphère embrasée.

Nous nous habillâmes en hâte, ma mère prit je crois des papiers et de l’argent, me dit d’enfermer le chien dans le cagibi, on n’emmenait que la chienne, notre brave épagneule Loulette, et je laissai mon appareil photo. C’était la panique dans la rue froide des Razes. Déjà beaucoup de gens étaient partis. Nous montâmes par la passerelle au-dessus de la voie ferrée, il n’y avait alors que nous, ma mère, ma grand-mère, ma nièce et notre chienne. L’incendie était impressionnant, là-bas. C’est alors qu’explosa la deuxième sphère, un immense champignon de feu et de fumée parut s’abattre sur nous. Nous nous baissâmes, sur cette passerelle, celle-là même où j’aimais la fumée des locos et le feu d’artifice du 14 juillet. Ironie du sort, nous eûmes droit au « champignon atomique » juste lorsque nous étions sur la passerelle. Je crus que notre dernière heure était arrivée, mais nous n’eûmes droit qu’au souffle chaud de l’explosion et le « champignon » se rapetissa peu à peu, toutes les sphères étaient envahies par le feu.
Photo Le Progrès (calendrier des Sapeurs Pompiers, 30e anniversaire de la catastrophe)
Quelle frayeur pour nous tous ! Cela nous motiva pour fuir plus vite vers « le haut ». Nous décidâmes de prendre la côte de l’église, déjà empruntée par de nombreuses personnes. Spectacle dantesque, la raffinerie en feu (nous ne savions pas exactement ce qui brûlait).De la côte, nous assistâmes à la troisième explosion, je me souviens que je me suis dit à ce moment là que tout Feyzin allait brûler. L’église… Les gens disaient qu’il fallait se réfugier dans l’église, vieux réflexe d’effroi… Mais si l’église s’écroulait ? Avant d’arriver au Plateau, quatrième explosion… Finalement, nous ne voyions plus l’incendie, nous n’apercevions que la fumée. Nous improvisâmes, avec ma mère, nous décidâmes de nous rendre du côté de la Nationale, loin de cet enfer. Nous marchions, nous marchions, et nous entendions les explosions successives… Finalement, nous nous rendîmes au café Vernay, à La Bégude. Le café était plein, on écoutait la radio, on entendait dehors passer les ambulances, toutes sirènes hurlantes. Que se passait-il exactement ? On parlait de centaines de morts à la raffinerie. Les informations, à la radio ou entre gens dans le café rempli, étaient confuses, contradictoires. Comment prévenir nos proches ? Il n’y avait pas de téléphone portable à cette époque ! Eh bien mon père était allé à la maison, et quand il ouvrit la porte, notre chien s’échappa violemment. Je crois que nous le retrouvâmes quelques jours après. Il ne restait dans le quartier que les forces de l’ordre, mais qui pouvait renseigner mon père ? Et mes trois sœurs, comment allaient-elles nous retrouver ? Par la simple logique : on avait déserté le bas, les gens étaient « en haut » de Feyzin. Et finalement, nous nous retrouvâmes tous, petit à petit, dans le café. J’ai un peu oublié ce moment-là. Comme ma mère et ma grand-mère, j’avais été choqué par ce que nous avions vécu, cette espèce d’exode dans une matinée glaciale de janvier… Je me souviens que j’avais passé l’après-midi avec ma sœur aînée, retournée à son travail à Vénissieux. Nous regagnâmes notre domicile en fin d’après-midi. Mais très vite, une voiture avec un haut-parleur nous ordonnait de quitter le quartier, car un « cigare » risquait d’exploser dans la soirée. Nous dûmes donc trouver des solutions de repli : famille à Lyon, amis, voyages dans la « 4 L » de mon beau-frère… Ce n’est que le lendemain que nous pûmes retourner chez nous… et évaluer les dégâts : vitres soufflées, fenêtres cassées, cloisons et plafonds écroulés…

L’événement eut une portée nationale, puis internationale. Les marchands de journaux de Feyzin vendirent des centaines de Paris-Match qui avait fait des photos extraordinaires (je n’ai malheureusement pas conservé ce magazine). Le dimanche suivant la catastrophe, des centaines de curieux vinrent examiner indécemment le lieu de la tragédie. Plus tard, je fis quelques photos des sphères éventrées.

Nous venions de découvrir que Feyzin était devenu un volcan en activité (*).

Feyzin un soir après le 4 janvier : une nouvelle poésie ?

Au premier plan, ce n'est pas un OVNI qui s'est écrasé sur le sol, mais ce qui reste d'une sphère éclatée, projeté à plusieurs mètres... Ci-dessous, les cuves de pétrole ont aussi subi des dommages lors des explosions



Le soir se couche sur la raffinerie avec ses sphères éventrées...

(*) Quelques jours après la catastrophe, Robert Sublet avait débaptisé à sa manière la rue Thomas en affichant une pancarte : "Rue Hiroshima" ; j'avais photographié cette pancarte, mais la photo est trop sombre
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 12:52

Avant le grand chantier dont nous avons parlé dernièrement, Feyzin était une commune majoritairement agricole de 2500 habitants. Deux grands quartiers se distinguaient, les Razes à Feyzin le bas et La Bégude à Feyzin le haut. Entre les deux quartiers, à l’intérieur de la commune, une seule voie principale de communication routière existait, la rue de la Gare, devenue ensuite la rue du Dauphiné. A pieds, on grimpait par la côte, les écoles étaient situées sur le plateau où se trouvait l’église. La mairie se trouvait près des écoles, ainsi qu’une salle des fêtes derrière la mairie (on y pratiquait du judo et du karaté). La plupart des « grandes » rues n’avaient pas de trottoirs, et les jours de fortes pluies, l’eau franchissait les rues (notamment la rue des Razes). Les rues étaient peu éclairées, la nuit.

Vers 1960, vue générale ; on aperçoit en haut à droite le début de l'allée des platanes (photo Cellard, Bron)

A partir de 1960-62, Feyzin va changer de visage. Toute la plaine est en chantier, la raffinerie s’édifie, l’autoroute avance, le canal de fuite est creusé. La municipalité de Marcel Ramilier s’engage parfois difficilement dans la mutation de Feyzin. Ce sont les quartiers du bas qui commencent à changer. Il faut que les bâtisseurs (ouvriers, techniciens, cadres) soient logés. De 1962 à 1964, on construit les Verchères (immeubles de la Grande Serve), les villas C.N.R. près de la voie ferrée, l’immeuble Sublet sur la place des Razes, et, pour les enfants à scolariser, on construit le groupe scolaire des Razes, si près de la zone industrielle. Puis Feyzin, commune sportive, a besoin d’un complexe sportif : c’est le stade municipal, avec terrain d’honneur pour le football et terrain d’entraînement, piste d’athlétisme, terrains de basket, et éclairage ; une piscine complète l’ensemble.
Au premier plan, l'autoroute, le groupe scolaire des Razes, la piscine et le stade Jean Bouin (photo Combier, Mâcon)

 La passerelle au dessus de la voie ferrée disparaîtra, remplacée si l’on peut dire par le pont routier (actuelle avenue de Barton). De nombreuses entreprises de sous-traitance (mécanique, chaudronnerie, électricité…) s’installent un peu partout au Razes. La municipalité met un peu d’ordre en proposant un plan d’urbanisme. Le quartier des Géraniums voit le jour. A partir de 1965, le réseau d’assainissement, le collecteur d’eaux pluviales, l’électrification et  l’aménagement  des rues (trottoirs), l’embellissement de la place des Razes (devenue place Claudius Béry),  la construction de la salle omnisports, tous ces chantiers sont lancés par la municipalité. Les immeubles du Vercors sont édifiés. Dans Feyzin le haut, on construit le Centre social dans le quartier des Maures ; on construit un Hôtel des Postes, on achète le beau site de la Mésangère pour en faire la nouvelle mairie.


  La nouvelle poste, la nouvelle mairie, le beau parc de la Mésangère (photo Cellard, Bron)


Le quartier du Bandonnier fait suite aux villas individuelles qui se construisent le long de la « Nationale », devenue plus calme suite au désengorgement de la circulation grâce à l’autoroute. On crée le groupe scolaire des Géraniums (celui de la Tour ayant été créé auparavant). Dans Feyzin le bas, ELF et Rhône-Poulenc se partagent alors la zone industrielle (disparition de la poterie).

En un peu plus de 10 ans, le budget municipal a été multiplié par 12 ! My refinery is rich !... On compte 5600 habitants en 1968.


La belle piscine de Feyzin (photo Cellard, Bron)

L’article du bulletin municipal de 1972, « Feyzin hier à aujourd’hui », dont s’inspire ce texte, offre aux lecteurs une nouvelle poésie : « Notre cité est devenue (…) une ruche bourdonnante d’activité. Quand le soir survient après une de ces belles journées printanières que nous connaissons, le décor de la vallée change, elle s’illumine de milliers de lumières, des puissants projecteurs du triage Sibelin en service depuis fin 1970, aux pinceaux lumineux des phares à iode des voitures sur l’autoroute, symphonie de lumière donnant à la nuit cette clarté particulière, dans les eaux du canal se mirent les mille reflets de cette activité nocturne des hommes , activité qui se poursuit dans un bruit de fond, caractéristique des grandes concentrations industrielles et routières. »
Vue générale, la raffinerie, avec 8 cheminées (photo Combier, Mâcon)
 

Après 1960, les habitants de Feyzin ont vu leur commune se métamorphoser. En plus d’une nouvelle poésie, on leur a offert la mocheté industrielle, la raréfaction des oiseaux, papillons et autres animaux,  la pollution (odeurs, bruit, pollution de l’eau), fumées noirâtres, d’immenses cheminées, torchères, cuves, alignements de wagons, et, cerise sur le gâteau, le première grande catastrophe technologique en 1966 !

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