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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 10:03
 
Chers lecteurs, merci de votre fidélité. Ce blog est le vôtre, n’hésitez pas à mettre des commentaires ou à m’envoyer vos messages ou vos contributions. Nous poursuivrons ainsi la mémoire de la commune grâce à « FEYZIN, PASSE SIMPLE »

 

Je vous souhaite une excellente année 2010, pleine de bonheur et de réussite, avec la santé bien sûr !

rais-lumiere-423700BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010 !

 

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 19:26
Impossible de ne pas évoquer dans ce blog le Feyzin Club Belle Etoile ! Malheureusement, d'une part je n'ai jamais été fanatique de sport ; sans doute des débuts malheureux au foot à Feyzin, sur le stade qui se trouvait approximativement à l'emplacement de l'actuel groupe scolaire des Razes, ce qui fit le désespoir de mon père, grand amateur ( et joueur) de football !

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Cet insigne du FCBE est encore en vente à ce jour sur Ebay (http.//cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&itel=290378257735&SSPageName=ADME:B:SS:FR:1123)

D'autre part, je n'ai jamais conservé une quelconque archive (articles, photos) sur le FCBE. Seul un article de Georges SUBLET, grand homme du FCBE, peut être reproduit ici (il est paru dans un bulletin municipal en 1979) :

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Voir aussi dans ce blog un court film tourné sur le stade Jean Bouin dans les années 1960 ("quartiers et manifestations" n° 6)
Combien de jeunes se sont inscrit dans ce valeureux club de football ? Des milliers ? Je ne saurais le dire, pas plus que les performances du FCBE. Désolé, lecteurs sportifs ! (j'entends mon beau-frère Rémy me dire que je suis vraiment nul là-dessus... Bon, Rémy, trouve-moi "Le FCBE pour les nuls"...)

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 15:55
Nouveaux ou jeunes Feyzinois, savez-vous qu'il y avait à Feyzin un château ? Il y en avait même deux, dans le "bas-Feyzin". Le second a disparu lors de la construction de la voie ferrée, à la fin du XIXème siècle. Tout près de l'ancienne église qui, disait-on, risquait de s'effondrer, il y avait un grand château dont subsista seulement un vieux portail entre deux piliers. Quand j'étais gamin, nous allions souvent nous promener, ma famille et moi, du côté du chemin sous-Gournay. Une grotte mystérieuse, oh pas très grande, bordait le chemin avant la montée des Gorges. On me dit très tôt que c'était là que se trouvait l'ancienne église, la nouvelle église ayant été contruite en 1841 sur le plateau de la Bouvardière, avec le clocher en pointe.
Cette grotte me fascinait, et, plus âgé, plusieurs fois je l'ai visitée, espérant trouver les traces d'un vieil autel. Mais il n'y avait que du sable et de la poussière. Plus tard, j'ai découvert, vers la Belle-Etoile, les "champignonnières" de Saint-Fons, toujours près de la voie ferrée. Ces grottes étaient bien plus vastes, et je n'ai jamais su si l'on y cultivait les champignons de couche.
Mais je m'égare... Revenons au chemin sous-Gournay, qu'empruntait Madame Gauchon pour faire paître ses chèvres (combien de montées et de descentes des Gorges a-t-elle pu effectuer ?) ; je me souviens parfaitement de ce vieux portail envahi par de hautes herbes. Un château, pensais-je... Une grande dame y avait séjourné en 1790, Joséphine de Beauharnais, la future impératrice des Français, et sa fille Hortense, alors âgée de huit ans, future reine de Hollande.
Je savais aussi qu'il existait, vers les lônes de la Belle-Etoile, un vrai château, demeure seigneuriale que je n'ai jamais pu visiter, je ne l'ai qu'aperçu. Il était là, mystérieusement présent dans cette nature non loin du Rhône.

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Photo propriété de Nicole Blein
 
 
Non, ce n'était pas un château de conte de fées comme dans les dessins animés de Walt Disney !
Un historien local, Georges BAZIN, contemporain de Georges Saunier, a écrit une petite plaquette sur le Château de l'Isle, reproduite ci-dessous :

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Dominique Bailly, qui m'a transmis les scans de ce document, me rappelle avec insistance que la généalogie des Chaponnay que prête ce Monsieur Bazin est inexacte (voir article dans ce blog sur une "précision d'histoire de Feyzin"), et Georges Saunier a aussi été induit en erreur sur ce point.
Georges Saunier, justement, dans ses différents ouvrages "Feyzin au passé simple", pense que c'est au Château de l'Isle que séjourna Joséphine de Beauharnais, pendant deux mois semble-t-il. Georges, avec son grand romantisme, se plaît à imaginer que la belle créole reçut de romanichelles à Feyzin la prédiction d'une grande destinée...

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Au XXème siècle, le château de l'Isle appartenait à Marius-François Mercier. En 1957, c'est la Société Rhône-Poulenc qui en fit l'acquisition. Georges Saunier écrit, en triste écho à la conclusion du fascicule de Georges Bazin :
"(...) le château, qui avait été bien restauré par M. Mercier, a été complètement détruit. Cette destruction est déplorable pour Feyzin et son histoire. La belle cheminée aux armes des Chaponnay-Feyzin et le magnifique portail Louis XIII (...) auraient pu être facilement démontés pierre par pierre et remontés ailleurs dans la commune. Le portail serait aujourd'hui, et pour les siècles futurs, l'ornement d'un jardin public, par exemple, et la mémoire de sept siècles passés."

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Le château de l'Isle fut détruit en 1961 pour les besoins de la construction de l'autoroute A7 et de la raffinerie Elf. Seul son nom subsiste :   la Municipalité de Marie-Jo Sublet baptisa la zone industrielle "zone d'activité du Château de l'Isle".

(les photos sont de Georges Sublet et sont parues dans les 3 tomes de "Feyzin au passé simple", de Georges Saunier ; merci à Dominique Bailly pour ses précisions d'histoire feyzinoise)
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 17:26
Pour Noël approchant, pas de conte de Noël feyzinois, à moins de reprendre ceux de Georges Saunier, publiés dans ses ouvrages, "Feyzin au passé simple".
Non, cette fois, je vous donnerai une recette, celle du "VRAI FROMAGE FORT DE LA CROIX ROUSSE" :
" On achète une livre ou deux de fromage bleu bien fait ; on enlève la croûte et on la met dans un pot de terre. Il faut vous dire qu'il est important de prendre un fromage gras, dépourvu de vesons, qu'à l'Académie Française on appelle asticots. Non que l'asticot soit à dédaigner par lui-même, mais comme celui-ci périt nécessairement dans le fromage fort, étouffé par les vapeurs de la fermentation, il devient peu ragoûtant. Ce n'est plus l'asticot aux tons d'ivoire, bien en chair, apétissant, qui gigaude sur l'assiette et qu'on savoure avec délices, mais une espèce de pelure grisâtre : ce je ne sais quoi qui n'a plus de nom dans aucune langue dont parle Bossuet. Le fromage bleu est alors arrosé de vin blanc sec et bien pitrogné avec une cuillère en bois. Lorsque la pâte est à point, on râpe du fromage de chèvre bien sec avec une râpoire et on l'ajoute au levain jusqu'à ce que le pot soit à peu près plein. On continue de mouiller avec le vin blanc. Le fromage fort est fait.
On le reçoit à mesure que le pot se vide, toujours avec du fromage de chèvre râpé et du vin blanc sec. De temps en temps, lorsqu'on s'aperçoit qu'il devient moins gras, on verse dessus un bol de beurre frais qu'on fait liquéfier au four. Il ne faut pas que le beurre soit trop chaud.
Première remarque importante : ne jamais mouiller le fromage avec du bouillon, ce qui lui donne un goût aigre.
Dernière remarque importante : brasser tous les jours le fromage avec une cueillère [sic] de bois.
Un grand pot ainsi préparé et entretenu convenablement dure depuis l'automne jusqu'à l'été.
Vous le voyez, un pot de fromage fort bien réussi vaut seul un long poème. Aussi une ménagère soucieuse n'oublie-t-elle jamais au printemps d'en conserver un petit pot pour l'hiver suivant. Elle remplit celui-ci aux trois-quarts, fait fondre une livre de beurre et le verse presque froid sur le fromage. Elle descend ensuite le pot à la cave. Cette couche épaisse de beurre fondu est placée là à seule fin d'empêcher l'air extérieur de petafiner [gâter, gaspiller, note de l'auteur] le fromage fort. On entretient ainsi le ferment sacré avec une piété jalouse qui rappelle celle des prêtresses de l'antquité conservant le feu sur l'autel de Vesta. Je connais une famille à Fleurieu-sur-Saône où le fromage fort est conservé depuis 1744. Lorsqu'une fille se marie, elle reçoit avec la couronne de fleurs d'oranger le pot précieux qu'elle transmet à ses enfants. Si dans beaucoup de famille le fromage fort ne remonte même pas à un siècle, il faut l'attribuer au horreurs de 93 qui firent tout négliger."

Georges Rapin, "La Croix-Rousse à travers l'histoire", éd. Les Trésors de la Grande Côte, 1983

"Pitrogné" peut être traduit du lyonnais par "mélangé avec les doigts"

Bon appétit et joyeux Noël !


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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:02
Comment vivait-on pendant les années 1950 et 1960 (les "fifties" et les "sixties" comme disent les Américains) ?
Replongeons-nous un moment dans ces années, les années des anciens francs ; 100 francs, c'était 1 franc, c'est-à-dire 15 centimes d'euros (0,15 €).
A la maison, le matin, sur la nappe à carreaux, au petit déjeuner, on prenait son chocolat en poudre Banania
avant de partir pour l'école. Nous mettions parfois nos bretelles, la gomina (on disait plutôt chez nous la "brillantine") et l'Eau de Cologne étant plutôt réservées aux grandes occasions. Dans la cuisine aux meubles en Formica, il y avait le moulin à café manuel, les bouteilles à consigne, réutilisables (c'était plus écolo qu'aujourd'hui), les verres Duralex. On avait la bouillotte les soirs d'hiver, et on pouvait admirer les beaux (?) papiers peints à fleurs ou à motifs géométriques. Nos vêtements sentaient bon la lessive Bonux. On mangeait les biscuits dans les boîtes à biscuits, les pastilles Vichy et les Cachous.

Boîte de cachous, inchangée depuis 1880

Quand on pouvait, on remplaçait l'antique poste à lampe (le poste radio avec "l'oeil vert") par la télévision, en noir et blanc bien sûr, et avec une chaîne unique ; le feuilleton de la famille Duranton à la radio était remplacé par le beau visage de Catherine Langeais, qui annonçait le western du dimanche après-midi ; puis la seconde chaîne arriva en 1964 (et la couleur en 1969 je crois).
On avait, après plusieurs mois d'attente, le téléphone à cadran. Déjà, nous avions un tourne-disque, et pouvait faire des boums, même à la maison...

Madison à la maison

Bien sûr, on avait des 45 tours. On pouvait même, quand on avait les moyens, faire des enregistrements avec un magnétophone à bande (et la cassette arriva en 1963). Plus tard, on pouvait faire des photos instantanées (ancêtre de l'appareil photo digital) avec le Polaroïd.
Et nos autres loisirs ? Quand on ne s'essayait pas au Hulla Hoop, venu des USA, on lisait le Journal de Mickey, ou mieux, Le journal de Tintin ou Spirou, puis Pilote, avec les aventures d'Astérix ; mes soeurs, quand elles ne lisaient plus Lisette, se passionnaient pour les romans-photos (si, si...) ; moi j'écoutais SLC sur Europe n° 1 à 17 heures, puis le soir, quand mes parents étaient couchés, Hubert et son émission délirante ; et de temps en temps j'achetais le journal Salut les Copains, surtout pour les paroles des chansons des Beatles ou des idoles du moment. On ne négligeait pas l'instruction puisque je collectionnais la revue Tout l'Univers. Ah on n'avait pas les PSP, les MP3, Internet et tout ça...
On allait aussi au café. Oh, pour boire une limonade (j'aimais, quand on ouvrait le bouchon en céramique le pschitt et les bulles qui montaient...) Et puis au café, il y avait la télé, avec des films de Laurel et Hardy, le baby-foot (mémorables parties avec mon père !), et puis aussi un flipper, adorable "babasse" ; il y avait aussi le juke box pour la musique, et dans les grands bars lyonnais, le scopitone qui permettait de voir les clips de l'époque.
Dehors, on circulait à deux-roues, en Solex ou mieux en vespa ; ou alors, en voiture, soit la grosse Peugeot 403, ou la Coccinelle de Volkswagen, la petite Fiat 500 (bien avant la Smart), la mythique 2 CV (la deudeuche, la deux pattes, etc.) et bien sûr la Renault 4L (la voiture de la famille)

La 4L familiale après la Grande Serve


Départ pour le ski (notez les "pattes d'éléph"...)

Sinon, on pouvait toujours prendre la Micheline pour aller à Lyon ou Vienne.

Et l'école, dans tout ça ?
Eh bien à l'école, nous avions les pupitres d'écoliers, avec l'encrier en céramique avec l'encre violette, le plumier pour mettre les plumes Sergent-Major et le porteplume ; il y avait l'ardoise, mon objet de cauchemar, car j'étais nul en calcul mental, et je n'aimais pas plus la règle à calcul car je n'y comprenais rien... Plus tard on se servait du stylo Bic (vers 1965). A la récré, on jouait aux billes et quand on avait des "agathes" on était plein aux as ! On suçait les bâtons de réglisse (pendant que les jeunes Réunionnais ou Antillais suçaient la canne à sucre...)
On puis il y avait la blouse, voyez plutôt :

Ah, dire que j'avais 5 ans...
Souvenirs, souvenirs... J'allais oublier un moyen de locomotion (et surtout un outil de travail) : le tracteur, qui nous permettait entre autres de faire les vendanges (ci-dessous, celles de 1959, avec votre serviteur aux commandes de l'engin)
Dites-moi, n'était-ce pas le bon temps ?

(Cet article m'a été inspiré par le magazine S Planet (www.planet.fr) qui a recensé "50 objets mythiques de notre enfance", octobre 2009)
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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 17:43
Comme dans la plupart des villages de France, Feyzin s'est doté de nombreuses croix dans ses quartiers, au nom de la ferveur religieuse d'autrefois.
Sans vouloir les recencer toutes, ni donner pour chacune un exposé historique rigoureux, nous allons faire un tour dans ces quartiers où se trouvent ces vestiges du passé.
La plus ancienne semble être celle de la poype de Feyzin. La poype, qu'est-ce ?


Photo Oxymore, juillet 2009

Réponse de Georges Saunier : "Quand vous vous promenez aux alentours de Feyzin, vous apercevez çà et là des monticules coniques, mottes artificielles, dont l'une, au sud de Solaize, a été totalement grignotée par une carrière. On peut en apercevoir une autre dans la direction de Chaponnay. Celle de Feyzin est située au-dessus de la gare au sud de l'église. Elle est surmontée par une croix de mission depuis 1901 et a dû jouer, selon la tradition des poypes au Moyen-Age, un rôle de défense et de surveillance." (Feyzin au passé simple, Récits, volume 1)
La société d'Histoire de Feyzin a fait poser une plaque explicative près de la croix.

Photos Oxymore

Georges Saunier date de 1901, dans son ouvrage, la croix de mission . Pourtant, je l'ai entendu dire que la croix était beaucoup plus ancienne, à moins qu'une autre croix précédât celle qui domine les hauteurs de Feyzin.

Une autre croix très ancienne est visible en face de l'entreprise Trindel, au bout de la rue Hector-Berlioz. Cette croix est l'unique vestige de ce qui était le centre (et le coeur) de Feyzin, près de l'ancienne église et de l'ancienne-ancienne mairie.

Photo Oxymore

Cette croix se trouvait originellement sur une place, devant un ancien château dont il reste quelques vagues ruines. Georges Saunier dit qu'elle fut édifiée en 1680. Elle fut déplacée après la destruction de l'ancienne mairie (maison Commeau)



La croix en face de l'église date des années 1850. L'aménagement des alentours de l'église remonte à la fin de sa contruction, 1848.

Scan d'une affiche exposition du Centre culturel de Feyzin

Pas très loin, en descendant vers les Gorges, la croix près du pont semble dater de la construction du pont, à la fin du XIXème siècle. Elle fut aussi déplacée plusieurs fois.


Au bout de la rue Fine, une croix métallique sur un socle de pierre. Quelle en est son âge ? Je l'ignore.

Photo Combier


Enfin, n'oublions pas la croix de Saint-André, près du prieuré des Vignettes à Saint-Annin (aujourd'hui sur le territoire de la commune de Solaize)
.


C'est l'occasion pour nour nous de raconter, comme l'a si bien fait Georges Saunier au cours de ses évocations historiques, la triste histoire qui arriva à l'usurier Godefroy, au XIVème siècle. Les gens qui, à l'époque, souffraient de furoncles, pouvaient monter à Saint-Annin. Dans le voisinage du prieuré, sur le bord du coteau, au-dessus d'une source, se trouvait la croix de Saint-André. Des pierres entouraient le socle de cette croix, et les malades qui déposaient une obole sous ces pierres, guérissaient dans les vingt-quatre heures (comme les gens qui souffraient des yeux et qui allaient les laver à la fontaine de Saint-Mayol, à Ternay)
Mais ces offrandes déposées sous les pierres sont destinées aux pauvres. Cet argent est sacré, et seuls les malheureux peuvent le prendre.
Or un jour, l'usurier Godefroy se laissa tenter et, passant la nuit tombée, il alla sous les pierres dérober l'argent des pauvres.
Ceci, au village, personne ne le sut. Mais s'ils ne savaient pas pourquoi on ne voyait plus l'usurier, c'est parce que Saint-Annin l'avait puni de son geste : vingt-quatre heures après son larcin, il avait attrapé des furoncles...

Photo extraite de Feyzin au Passé simple, Récits, volume 1

Pour terminer cet article, je parlerai de cette expression que j'ai très souvent entendue de la bouche de ma mère : "Cette personne est une vraie croix" ; j'ignore si c'est du parler lyonnais, mais j'ai tout de même l'impression que oui ; bien sûr, le Larousse explique : "Fig. Porter sa croix, avoir sa croix : supporter, avoir des épreuves" ; mais ma mère disait cela pour évoquer quelqu'un de pénible, d'insupportable, et cette expression m'a toujours fait sourire...


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:15
Eh oui, cela fera bientôt un an que ce blog a vu le jour. Beaucoup de chemin parcouru depuis, un nombre de visites honorable, des contacts, une lectrice assidue... Merci à tous mes lecteurs, merci à Pascal et son sympathique commentaire. Merci à Dominique, qui m'a envoyé tant de documents.

Il reste du chemin à faire. Qu'en est-il du Patrimoine à Feyzin ? Que vaut le passé de Feyzin pour la Municipalité ? Et puis, il y a deux choses qui me tiennent à coeur, les vieilles cartes postales et photos, celles de Jo Terrez, précieusement collectionnées, et celles de Robert Sublet, peut-être menacées de disparition. Encore une fois, je lance un appel à mes lecteurs pour que l'on puisse sauver ce qui peut l'être.


Dominique m'avait envoyé deux reproductions de cartes postales contemporaines, des cartes Combier datant des années 1960 ; je ne les avais jamais vues :


On voit au centre de la photo la rue Georges Ladoire, et devant, la fin de la rue Jean Bouin




Voici une autre photo aérienne, des Razes ; on aperçoit, au fond, quatre immeubles de la cité de la Grande Serve, au bout de la rue du 11-Novembre



Pour finir aujourd'hui... Une page de pub !


 Si vous êtes à Paris prochainement, allez voir l'expo des photos de Nicolas

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 17:37
Suite et fin de la visite au Mas des Razes de Pierre Bailly.

Pierre Bailly commente les objets exposés, ici, une vieille carte trouvée dans une décharge...




Nous voici dans la "chapelle" où Pierre nous a parlé cathéchisme, et bien sûr, de la "Vierge républicaine" (ci-dessous)

Un beau mobile qui fait référence au Rhône

Dans la grande salle à manger, beaucoup d'autres références au Rhône...


Ou à la chasse (ici, un véritable miroir aux alouettes)

L'histoire de Feyzin, et même la petite histoire...


La très vieille histoire aussi...



Tel un maître d'école ou un professeur d'histoire, Pierre nous fait ses commentaires à l'aide de sa baguette


Toute l'histoire de Feyzin est là, mais aussi la généalogie de la famille, les expériences de Pierre conseiller municipal, sans oublier bien sûr le Cercle

Il faut aussi montrer le travail admirable de Pierre, notamment dans la cave voûtée, ornée de décorations ; ce sont en fait de grande photocopies d'anciennes cartes ou illustrations de Feyzin, coloriées par lui, et commentées





Et aussi de nombreuses photos et des créations (ou reconstitutions)





Une belle oeuvre, le travail admirable de Pierre Bailly et de son fils Dominique. Pierre nous a dit : "Dominique est l'architecte, je suis le bâtisseur".
Feyzinois qui désirez connaître le passé de Feyzin, allez faire un tour dans ce beau musée. Pierre vous accueillera avec sa gentillesse et sa simplicité, et sa connaissance de ce qui n'est plus à Feyzin...




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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 17:41
Suite de la visite au Mas des Razes...

Le témoignage des colères du Rhône (crue de 1957)
En face de la cave dont nous avons parlé la dernière fois, Pierre Bailly a aménagé la remise avec une foule d'objets faisant référence au monde paysan d'autrefois






Ainsi, Pierre a listé les vieux métiers que l'on pratiquait autrefois à Feyzin

Si vous possédez de vieux objets (outils anciens, ustensiles...) dont vous ne savez que faire, n'hésitez pas à en faire don au musée de Pierre Bailly, ci-dessous posant près du "fagot" de Feyzin, que l'on retrouve dans l'origine du nom de Feyzin et dans son blason


Nous terminerons la visite la prochaine fois avec la "chapelle" et la grande salle à manger du musée...
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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 17:06
Comme précisé ultérieurement, je décrirai ma visite du Mas des Razes en plusieurs parties.
Donc l'écomusée privé de Pierre Bailly se trouve au 12 de la Rue Thomas.

Déjà, dès l'entrée, on se souvient, grâce à Pierre que la Rue Thomas comportait, avant sa réfection, un rigole centrale où s'écoulait l'eau de pluie.
Puis on (re)découvre la ferme Bailly, rebaptisée "le Mas des Razes".
Cette ferme est très ancienne, comme en témoignent diverses indications : dégâts d'inondations et reconstitution de la famille Bailly.

La visite commence par la cave, que Pierre a choisie pour la reconstitution d'une poterie feyzinoise.



Sous la voûte, les restes des poteries de Feyzin, vestiges agréablement disposés.




Sur les murs, des illustrations nombreuses, réalisées par Pierre, permettent de retrouver par l'imagination les activités des potiers de Feyzin.




Même l'ancien tour de potier a été reconstitué, Pierre nous expliquant que le vrai n'a pu être récupéré avant la destruction de la poterie Paillet.

Et Pierre, intarissable bavard, nous raconte avec enthousiasme le passé de Feyzin, autour des très nombreux objets rassemblés ici.

La suite de ma visite prochainement...
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