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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:08
Concernant mon avant-dernier article sur le quartier des Razes, j'avais fait remonter l'origine de ce nom à une ancienne forêt rasée. C'est une version que j'avais entendue quand j'étais assez jeune, mais je ne sais plus de qui. Pierre Bailly pense plutôt que le nom des Razes serait lié à la présence de ruisseaux plus ou moins intermittents qui auraient creusé des vallons au fil du temps ; la raze du Bandonnier, celle de Saint-Symphorien, toutes deux se jetant dans celles de Feyzin et de Solaize. C'est une version peut-être plus exacte. Dans le Larousse Pratique 2005, le mot "ruz" (nom masculin) est un mot jurassien signifiant ruisseau ; le ruz est une "vallée creusée sur le flanc d'un mont par les eaux qui ruissellent" (cf Val-de-Ruz, dans le Canton de Neuchâtel). Le quartier des Razes serait donc une vallée creusée par des ruisseaux (précision apportée par Dominique).

Voici aujourd'hui un diaporama conçu à partir des cartes postales et photos anciennes dont je dispose :



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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 16:56
Dernier volet de notre parcours historique des quartiers de Feyzin : le Rhône.
Eh oui, le Rhône était un quartier, un peu éloigné des autres, dont la principale voie de liaison était l'allée du Rhône (d'abord allée de peupliers, puis allée de platanes). La Gravière de Feyzin (nous devrions dire "les" gravières) était déjà une partie du Rhône. Nous reviendrons encore sur la gravière, les joutes, les Sauveteurs de Feyzin.

rhône
Le Progrès, août 1997

Le Rhône, c'étaient les bords du Rhône, en face d'Irigny, avec le bac à traille (voir article correspondant dans les archives de ce blog) ; c'était Plymouth, avatar des usines Planchon, c'était la cité Lumière, quartier dans le quartier.
Et puis le Rhône, c'étaient aussi des crues mémorables. Pierre Bailly possède une photo de barques sur la rue Thomas, quand le Rhône "montait" jusqu'à la place des Razes...

crues1
Le Progrès, octobre 1993

C'étaient des images surréalistes. Je me souviens de ces barques jusqu'aux Razes, et je revois les grandes photos aériennes du journal Le Progrès de la crue de 1957. Les barques permettaient aux habitants du quartier du Rhône de venir s'approvisionner ; mais certaines maisons étaient aussi approvisionnées par les Feyzinois.

crues2
Article du Progrès (extrait) non daté


Mais comme a dit Pierre Bailly, tout cela est bien révolu à Feyzin et "fait partie du passé"...



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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 16:53
Avant dernier volet de notre tour d'horizon des quartiers, d'après les articles parus dans Le Progrès en 1997 : les Razes.
Les Razes, dont le nom proviendrait d'une forêt ayant été "rasée" il y a fort longtemps, étaient le coeur de Feyzin au XIXe siècle, avec son château, son église et sa mairie.

razes-copie-2
Le Progrès

Le déclin du quartier se produisit lorsque la nouvelle église fut construite sur le plateau de la Bouvardière (voir articles précédents correspondants).

Le quartier des Razes prit une nouvelle importance après l'implantation de la nouvelle voie ferrée et de sa gare.

razes et gare

Bulletin municipal

Nous consacrerons un nouvel article à la gare et à son 150ème anniversaire.
il y a quelques années (je n'ai pas la date), une "balade" aux Razes fut organisée, jusqu'au Mas des Razes.

razes ballade

L'Echo de Feyzin

Ce fut pour les curieux du passé de ce quartier l'occasion d'un petit voyage jusqu'au musée de Pierre Bailly (voir articles dans ce blog)

razes-copie-3

Reproduction d'une carte postale ancienne, la rue des Razes vue de la place






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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 15:14
Cinquième volet de notre tour historique des quartiers de Feyzin.
Ce qu'on appelle le "Plateau", à Feyzin, c'est celui de la Bouvardière, où se trouvent l'église, l'ancienne mairie, la Maison du Partimoine , le groupe scolaire dit du Plateau et le cimetière.

plateau carré brûlé
Le Progrès, 1997


Georges Saunier a longuement raconté la construction de l'église au XIXe siècle, destinée à remplacer celle de Feyzin le Bas, notamment lors de centenaire (fascicule "A Feyzin, il y a cent ans...", paru en 1948)
Le premier clocher prit feu pendant un orage de 1987. Mon grand-père, Noël Ayme, donna l'alerte, comme je l'ai déjà relaté dans ce blog. Georges Saunier raconta cet épisode de l'histoire de Feyzin en 1994.

incendie clocher
Le Progrès, 1994

Sur le Plateau, l'ancienne école de filles, dirigée dans les années 1960 par Madame Marion, est devenue la Maison du Patrimoine, sur laquelle nous reviendrons ultérieurement. Tous les gones de Feyzin allaient à l'unique groupe scolaire du Plateau, on disait d'ailleurs l'école (et non groupe scolaire), celle des filles et celle de garçons.

mon village en 1901
Bulletin municipal

L'origine du nom du Carré Brûlé est inconnue. Georges Saunier pense bien sûr à un incendie qui détruisit le quartier et donna donc ce nom.


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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 17:03
Suite de notre parcours historique des quartiers de Feyzin. Aujourd'hui, encore le haut de la commune, mais côté ancienne Route Nationale 7 et la Bégude :

bégude et rn7

Faisons un court voyage sur la RN 7 (c'est ainsi que les anciens Feyzinois continuent à l'appeler). Arrivons de Vienne...

rn7 5753
nous apercevons, outre le clocher (mais pas sur cette photo), les grandes cheminées de la raffinerie

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Nous voici à Feyzin


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Sur la montée rénovée de la RN 7


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Puis à la Bégude

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Voici celle d'autrefois

la bégude




























Toujours en direction de Lyon


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Autrefois, il n'y avait pas les Minguettes au fond !


begude-copie-1.jpg

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Puis demi-tour, direction Vienne


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Voici la RN 7 côté descente

rn7 5763

2000 ans d'histoire... En 2007, lors de la fin de la rénovation de la RN 7 à Feyzin, une fête fut organisée :

rn7 fête

rn7 fête2

rn7 fête4

Voici un court extrait de la fête :




Beau travail de la Société d'Histoire et de la Maison du Patrimoine de Feyzin

rn7 fête3

fascicule rn7

Voir aussi dans ce blog article sur la RN 7


(articles : Le Progrès, l'Echo de Feyzin - photos : Combier, Oxymore en juillet 2009 - film de Dominique Bailly)


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:55
Suite de notre parcours historique avec la série d'articles du Progrès sur les quartiers. Aujourd'hui le Fort et la route de Corbas.

le fort

Pour ce qui est de la route de Feyzin à Corbas, mon père avait participé à sa construction en qualité d'ouvrier, je ne sais pas en quelle année, sans doute avant la Seconde Guerre mondiale. En fait, auparavant, la voie existait certainement.

Concernant le Fort de Feyzin, un article dans ce blog avait paru, avec les intéressantes photos et commentaires de Dominique Bailly. C'est enccore lui qui m'a envoyé cette belle photo de daims prise aux abords du fort  (lors de l'opération "le Fort en ballade"):

ballade2009 011
Photo Dominique BAILLY

C'est lui encore qui m'a transmis ce petit film numérique sur la manoeuvre du pont du Fort :



Explications sur le déroulement des opérations permettant de déplacer le pont roulant : il faut d'abord remonter la partie en plan incliné à l'aide de manivelles ; ensuite, à l'aide d'une corde arrimée sur les manivelles, il suffit de tirer le pont en arrière ; pour le ramener en position, il suffit de le repousser pour qu'il aille se repositionner en butée contre la partie fixe du pont.

C'est encore et enfin Dominique qui m'a raconté que des épisodes de la série de Kaamelot (livre VI) diffusée sur la chaîne M6 ont été tournés dans le Fort, le mariage d'Arthur (on y voit d'ailleurs l'un des daims en train de brouter), lorsque Lancelot traque les Chevaliers et brûle la Table ronde. Je remercie doublement Dominique pour ces précisions car ma culture télévisée est très limitée (et puis dans les îles de l'outremer, on ne voit pas tout, hein !)

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 19:19
Nous poursuivons notre petit parcours historique avec le deuxième volet des articles du Progrès, parus en 1997. Il s'agit de la Tour et de Beauregard cette fois :

la tour

Un autre article du Progrès daté de 1972 dresse l'historique assez précis  et très intéressant du Château de Beauregard :

hurlevent2

Ce château a été appelé Hurlevent ; pour moi, ça fait référence au roman d'Emily Brontë, avec peut-être le côté sinistre en moins, mais sûrement un peu romantique (pas l'époque des salaisons, toutefois !). Ci-dessous, une reproduction du château, devenu pour un temps Collège de Beauregard :

hurlevent1

A présent, le château a plusieurs résidents, puisqu'il est devenu propriété à plusieurs logements privés :

quartiers 5927
quartiers 5933














quartiers 5932
(photos : juillet 2009)


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 17:00
Nous avons déjà évoqué dans ce blog les nombreux quartiers de Feyzin. Nous allons y revenir à l'aide d'articles parus dans le journal "Le Progrès".
Déjà, en 1994, un article relate le tour d'horizon de Jean BOACHON sur l'évolution de la commune.

intro histoire

En 1997, paraît dans Le Progrès une série d'articles sur les quartiers. Nous reprendrons ces articles, soit tels quels, soit en y ajoutant quelques éléments, en tout cas dans l'ordre de parution :
1) Barbesi, Le Bandonnier, Les Maures, la Rouette
2) La tour et Beauregard
3) Le Fort et la Route de Corbas
4) La Bégude et le nord de la Route nationale
5) Le Plateau, le Carré Brûlé
6) Les Razes
7) Le Rhône

Ces articles ont été possibles grâce aux recherches de la Maison d'Histoire et du Patrimoine de Feyzin (nous y reviendrons ultérieurement)
Le premier article évoque ces quartiers qui longent la RN 7.

barbesi

Concernant le dénivelé de la RN 7, évoqué dans l'article ci-dessus, un autre article donnait de plus amples explications :

barbesi2
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 17:33
Pour les habitants de Feyzin qui étaient dans la commune en 1966, et pour de trop nombreuses victimes qui n'avaient rien demandé, le 4 janvier est synonyme d'anniversaire tragique.
C'est en effet le 4 janvier 1966, il y a maintenant 44 ans, que survenait la terrible catastrophe de la raffinerie de Feyzin, faisant 18 morts et blessant 80 personnes.
De nos jours, dans cette zone classée Sévéso, les risques semblent maîtrisés. Mais Feyzin, ses quartiers, ses hameaux, sont tout près d'un volcan...
En 2006, le journal "20 Minutes Lyon" publiait un article à l'occasion du quarantième anniversaire de la catastrophe (article signé Elisa Frisullo)

20minutes1

20minutes2

Voir dans ce blog l'article consacré à la catastrophe de Feyzin
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:00
J'ai évoqué rapidement dans un précédent article les chèvres de Madame Gauchon.
En fait, Jeannette Gauchon menait en maîtresse-femme l'une des dernières fermes de Feyzin, alors située au Carré-Brûlé ; était-ce celle-ci que l'on appelait la ferme de la Bouvardière ? A moins qu'il s'agisse plutôt de la ferme Comte, située en direction de la RN 7. La ferme Gauchon hébergeait bon nombre d'animaux, au nombre desquels se trouvait un troupeau de chèvres. Madame Gauchon les emmenait paître chaque jour jusqu'après le petit pont de la voie ferrée, qui conduisait aux champs remplis de hautes herbes. Quand nous passions en voiture par le pont des Gorges du Carré Brûlé, il n'était pas rare de voir le troupeau de chèvres, descendant ou montant (ça dépendait du côté où l'on se trouvait, évidemment) ; Madame Gauchon les menait, flanquée
d'un bâton. Elle empruntait ensuite le chemin sous-Gournay, jusqu'au petit pont sous la voie ferrée. Ma soeur m'affirme que le chemin fut baptisé, dans les années 1990 "Sentier Gauchon" ; mais l'appellation a dû tomber en désuétude, jusqu'à disparaître [et pourquoi donc ? Nous avons un nécessaire et obligatoire devoir de mémoire pour ceux qui ont combattu pendant les deux guerres mondiales du XXème siècle ; par contre, où est le devoir de mémoire pour notre passé "quotidien" ??].
Un article d'un bulletin municipal de 1986 raconte le travail de Jeannette Gauchon.

ferme gauchon
La ferme Gauchon fut démolie pendant la première mandature de Yves Blein, pour la construction de locaux municipaux (au Carré Brûlé).

Mon autre soeur m'évoque une autre fermière, qui avait aussi des chèvres. La ferme se situait en face du pont de la Montée des Gorges (à l'actuel emplacement du lotissement Le Mozart) ; je me demande s'il ne s'agit pas de cette ferme très ancienne qui fut démolie parce qu'elle menaçait de s'effondrer (voir article au début de ce blog) ; je me souviens vaguement de cette personne et de ses chèvres, qui allaient jusqu'aux champs longeant la voie ferrée (actuelle zone d'activité du Château de l'Isle). Quand j'étais gamin, nous allions avec ma famille (ma grand-mère ou ma mère, et mes frangines) chercher de l'herbe pour les lapins (car nous avions une mini-ferme au jardin), et souvent nous croisions, avec frissons, nombreuses vipères et couleuvres. Qui nous racontait, de ces deux fermières, qu'assise, elle les voyait passer entre ses jambes et ne bronchait pas ? Je ne saurais le dire, ma mère se souvenait de cela, car elle en parlait souvent. Près du sentier Gauchon, j'étais en vadrouille avec mes soeurs, et je me suis penché en disant "Oh le gros ver", prêt à le ramasser comme je faisais dans notre jardin. Le gros ver était une vipère et j'avais quatre ans, et mes soeurs m'ont promptement arrêté. Une autre fois, dans un champ aux hautes herbes, j'étais avec ma mère et mes deux frangines. Soudain, elles se sont mises à crier et à s'enfuir jusqu'au coteau de la voie ferrée, me plantant là, hurlant et me demandant ce qui se passait. En fait, elles avaient vu une vipère dressée devant elles. Ma mère est tout de même courageusement revenue me chercher. J'étais tout petit, mais je me souviens parfaitement de cette scène, où l'on m'avait lâchement abandonné...

-voc-histo 5797
Le Sentier Gauchon en juillet 2009 (barré pour les véhicules)
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