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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 19:45

J'ai reçu de Dominique BAILLY le message suivant :

"J'ai pu découvrir dans l'exposition consacrée aux fortifications de Lyon, Avenue Berthelot (ancienne Ecole de Santé), une maquette du Fort de Feyzin, dont j'ai pris quelques photos. Elle a l'avantage de nous permettre de mieux imaginer l'aspect général du fort tel qu'il devait être autrefois, avant qu'il ne soit petit à petit recouvert par la végétation. En recherchant sur Internet, j'ai trouvé un site où la personne qui l'a construite y fait figurer les différentes étapes de sa fabrication. Il y avait aussi un panneau expliquant la topographie type d'un fort, et sur lequel figurait une vue aérienne de celui de Feyzin. On voit tout de suite moins bien la structure de l'édifice envahi par la végétation, un peu comme les cités précolombiennes en Amérique du Sud, sur une toute autre échelle il est vrai."

 

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Merci à Dominique pour cette information!

 


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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 07:39

J'avais déjà écrit dans ce blog un article sur les joutes de Feyzin (voir en 2009 "La gravière"). Aujourd'hui, je laisse la place à Georges Sublet qui nous raconte dans Le Potin n° 15 le Feyzin des années vingt ("La batteuse et les vendanges")

 

Les joutes

 

A la Givordine? A la Lyonnaise?

Je ne me suis jamais senti concerné par la différence.

Comme mon village se situait à égale distance de ces deux villes, vous comprendrez qu'il m'était difficile d'avoir une préférence. L'importance pour moi c'était "la fête".

Les Sudistes venaient des Roches de Condrieu, de Vienne, de Loire, de Grigny, de Ternay-Flévieu, de Chasse-sur-Rhône, de Givors-Canal et de Vernaison. Les Nordistes venaient du côté de la France, de derrière les vorgines, de la Mûle, d'Oullins, de Saint-Fons la Darse, d'Irigny d'en face. Vous excuserez le petit Dauphinois que j'étais d'avoir eu une préférence pour la cause Sud.

C'était le début de la "Saison Blonde" qui marquait le départ du jeu millénaire de la lutte pacifique des hommes qui sont obligés de prouver toujours aux solstices d'été pour "après" et pour pouvoir "donner".

Les joutes commençaient tôt un dimanche matin du début juillet. Les sauveteurs et leurs cliques donnaient le départ de ces jeux comme les Grecs donnaient d'autres façons le départ d'autres jeux démocratiques pour ceux qui avaient envie d'y aller ou qui avaient un devoir à remplir envers Dieu. C'était mon cas, j'étais enfant de choeur... et j'avais horreur des fricassées de vorgines.

Les cloches de la fin de la messe annonçaient le terminus de la fête de Dieu et le départ de la fête des hommes. Il faut reconnaître que cette dernière était plus marrante à musique.

Devant, tout blancs des pieds à la tête sauf la casquette, les gladiateurs du "tabagnon" traversaient la place des Razes au pas cadencé et tête haute pour rejoindre leur arène aqualine, "la Gravière", sans détourner les yeux vers la vogue qui occupait la place nord, toute bariolée de pousse-pousse, chevaux de bois et orgue de Barbarie, sucre d'orge et java. La place sud où se déroulaient les jeux du "tir à l'oie" avec d'autres gladiateurs.

Le tir à l'oie? Vous savez, ce jeu qui consiste à pendre par les pattes à une corde de charrette tendue entre deux platanes une oie, après lui avoir coupé le cou et recousu ce dernier avec de la "ficelle de cochon", et à qui sur un cheval au galop on devait arracher la tête recousue, ce qui vous donnait le droit d'emporter la ci-devante (si vous aviez réussi à rester sur le cheval, ce qui n'était pas évident du tout).

Pour en revenir à nos vedettes du tabagnon, ils continuaient à descendre l'allée des platanes, toujours avec la même fière allure, suivis par la foule. "La foule", cette autre grande vedette des joutes des années vingt. "La foule" qui déferlait vers la gravière par milliers avec tous les moyens de locomotion de ce temps-là, avec leurs infinies variétés. Ca allait des rares autos et motos, en passant par les carioles à ânes, les chars à bancs, les charrettes, les vélocipèdes, et bien sûr à pieds : tout cela dans un hétéroclite pêle-mêle.

Nos voisins du canton, presque tous terriens et de ce fait plus matinaux arrivaient les premiers avec leurs chars à bancs sur lesquels se mélangeaient les casquettes des hommes, les bérets des gamins, les chapeaux fleuris des femmes, très grands avec cerises et toutes les fleurs du jardin. Dans le caisson avant du char à bancs, était entreposé le poulet du dimanche ainsi que le saucisson et la boisson pour une journée qui serait très longue.

Nos voisins du nord, tous citadins ou presque, étaient acoutrés diféremment. Canotiers, casquettes à carreaux, chemise blanche du dimanche pour les hommes, robes charleston et coiffure à la garçonne pour les femmes, pour le transport c'était plutôt autos, vélos, motos.

 

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(photo M. Verrier)

Ils avaient ce rien de condescendance que les gens de la ville ont toujours eu pour ceux de la campagne. Je n'ai jamais compris pourquoi.

Je ne sais si c'était le tambour du Tonin qui rythmait la "barquette", la chaleur humide des bords de l'eau ou la longue procession avec le contraste de ces moyens de locomotion, mais les joutes des années vingt me laissent encore comme un regret des poésies perdues.
Allez savoir pourquoi? L'enfance...

 

Lou gâ tounin ou se po bian tenu

Ou le tombo dans l'aigue

Lou gâ tounin ou se po bian tenu

Ou le tombo sur cu.

(Le gars Tonin il ne s'est pas bien tenu

Il est tombé dans l'eau

Le gars Tonin il ne s'est pas bien tenu

Il est tombé sur cul.)

 

Georges SUBLET

 

joutes

Article paru dans un bulletin municipal dans les années 1980

 


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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 18:15

 

Un de mes lecteurs met en vente les trois tomes de "FEYZIN AU PASSE SIMPLE", de Georges Saunier

 

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Si vous êtes intéressé(e), veuillez le contacter à l'adresse suivante :

clement20037@hotmail.com


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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 06:47

 

Tout d'abord, je tiens à présenter mes meilleurs voeux à mes lecteurs pour 2012!

 

Aujourd'hui, vous êtes conviés à une promenade sur les bords du Rhône.

Après avoir dépassé la direction de Vernaison, vous vous dirigez vers l'entrée du site qui a été aménagé autour de l'ancienne traille, qui a été réhabilitée.

 

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La bac à traille servait autrefois à traverser le Rhône en direction d'Irigny (voir article sur ce blog)

 

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Sur le pilier, on peut voir le tracé des niveaux des crues les plus importantes du Rhône.

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smiril 6871Irigny à gauche et le pont de Vernaison à droite

 

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L'entrée du site de promenade

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Les sentiers sont balisés

 

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Ce site magnifique est le fruit du travail du SMIRIL, Syndicat mixte du Rhône des îles et des lônes, qui y travaille depuis 1987. Visitez son site Internet sur www.smiril.fr 

Son objectif est la reconquête de l'espace et de sa flore et sa faune. Un article dans le journal Le Progrès (14 août 2011) lui est consacré. On y découvre pourquoi l'île de la Chèvre à Feyzin n'est plus une île...

 

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(Les photos datent de juillet 2011)


 


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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 18:13

 

 

 

 

 

Eh oui, trois ans, le blog "Feyzin, passé simple" a trois ans ! Il a reçu à ce jour 11 226 visites. Merci à tous mes lecteurs !


Sur Internet, on peut toujours trouver non seulement des renseignements sur Feyzin (voir liens sur ce blog), mais aussi quelques objets ; en ce moment, sur eBay, on trouve aux enchères le premier volume de l'ouvrage de Georges Saunier, "Feyzin au passé simple", épuisé bien sûr (prix actuel : 2,49 €)

 

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On y trouve régulièrement le numéro de Paris Match relatant la catastrophe du 4 janvier 1966, mais aussi des pins

 

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(clubs sportifs de Feyzin)

 

et aussi cet écusson du blason de Feyzin

 

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C'est aussi sur delcampe.fr  delcampe.fr

que vous trouverez des pins

 

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des porte-clés, des flammes philatéliques (voir article dans ce blog)

 

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des enveloppes Premier Jour

 

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et beaucoup de cartes postales anciennes

 

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ainsi que quelques photos anciennes ou non

 

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A vos claviers !

(taper "feyzin" dans la recherche

sur ce site)

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:24

 

 

 

Aujourd'hui, je veux parler d'une autre artiste feyzinoise, ma soeur Denise CHANELLIERE, qui réalise de beaux tableaux, entre autres.
Voici une exposition de quelques-unes de ses oeuvres :

 

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tableau8

 

                                                                                             Portrait de l'artiste (juillet 2011)

 

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(Vous aussi, artiste feyzinois ou feyzinoise, je peux publier vos réalisations sur ce blog consacré à Feyzin. N'hésitez pas à me les communiquer...)

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:17

En juillet dernier, lors de mon séjour à Feyzin, j'ai eu l'occasion de faire une balade dans les environs du Fort avec ma soeur et mon beau-frère. Photos...

 

bois fort

 

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Furtive, une biche, qui a remarqué notre présence, se dissimule derrière un buisson

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 08:11

 

 

 

Voici ci-dessous l'histoire, bien présentée, du Château de La Bégude, dans un article du journal Le Progrès, de janvier 2011 :

 

château bégude progrès

 

begude 6909 (le château vu du Parc de l'Europe)

 

 

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(Photos : Oxymore, juillet 2011)

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 08:35

Le concours lancé par la Mairie de feyzin, "Feyzin en cartes postales" a été remporté par M. Roland Vernet. Ci-dessous l'article de l'Echo de Feyzin n° 100, qui relate cet événement :

 

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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 15:32

Suite des récits de Georges Sublet (celui-ci est paru dans le Potin N° 14)

« Est-ce leur accent ? Est-ce autre chose qui me rappelle à leur souvenir ? Toujours est-il qu’ils resteront vivants dans ma mémoire comme si c’était hier.

Ils descendaient de leur Haute-Ardèche, de Saint-Cirgues en Montagne, de La Louvesc, du Gerbier de Joncs ou d’autres de leurs plateaux arides.

Ils avaient faim, ils étaient durs, solides comme des rocs, ils venaient pour démarier les « carottes à sucre » [betterave sucrière] à la mi-juin ou pour faire le « coublage » [équipe qui suivait la batteuse de ferme en ferme] de la batteuse en août et à l’arrachage des mêmes carottes à sucre en octobre.

Par équipes de quatre ou cinq jeunes de 17 à 30 ans, ils arrivaient à pieds avec leurs dernières châtaignes en poche en attendant la prochaine récolte qui interviendrait plus tard pour eux. Ils avaient pour compensation parcouru les plus beaux chemins de France pour arriver chez moi et trouver dans ma vallée la chaleur qui leur manquait en haut.
Leur migration était passagère comme toutes les migrations et probablement dirigée par une quelconque organisation sucrière ou tout simplement par la nécessité. De toute façon, c’est sans importance pour mon récit.

Ces « graines de centenaires » travaillaient « aux pièces » et chez nous c’était « à la bicherée », nourriture en plus. Leurs capacités de travail n’avaient d’égales que leurs capacités digestives ; ils avalaient les hectares, le lard et le vin avec une conscience professionnelle égale dans les trois cas.

Je les regardais travailler perdus au milieu des fleurs jaunes de « ravons » [ravenelle en français]. Où ils « passaient, les ravons trépassaient ». Je les regardais travailler et manger lorsque je leur portais le panier du quatre-heures avec des yeux ronds, écarquillés et admiratifs.

Même si cela paraît bizarre aujourd’hui, les héros des années Vingt n’étaient pas les mêmes que ceux des années Quatre-vingts.

A cette époque, les travailleurs avaient le pas sur les baratineurs et étaient respectés, surtout chez les paysans dont je faisais partie (d’où peut-être mon admiration rétrospective). L’image que j’avais de ces gens était certainement due au portrait que nous en faisaient les anciens pendant les veillées d’hiver.

Si je n’ai jamais réussi à avoir l’oreille musicale et su faire la différence entre les Provençaux, les Dauphinois du Sud et les Ardéchois, vous conviendrez quand même qu’il y a une grande ressemblance dans le « chantant » de ces provinces, ce qui me rendait ces derniers jours encore plus sympathiques.
Le soir après souper j’allais les rejoindre un moment par curiosité dans la fenière qui leur servait de chambre à coucher pour parler un moment avec eux. Ils abandonnaient alors leur patois que je ne pouvais comprendre car le nôtre était différent. Dans un français agréable à entendre mais au vocabulaire limité, ils répondaient à mes questions d’enfant par des réponses d’enfant (…) qu’ils avaient su rester malgré la rudesse de leur vie. Ils étaient simples et gentils.
C’étaient les Ardéchois de l’été.

D’autres sont venus plus tard et ont fait souche pour travailler au chemin de fer ou dans les usines de ma vallée. C’étaient peut-être les mêmes ?

C’est le temps et la vie qui peut-être a changé ?... »

 

Georges SUBLET

 

Sans titre-1Tableau de Liliane ROUX

Actualités : Dominique Bailly me signale que les Archives Départementales du Rhône viennent de mettre en ligne de nombreux documents numérisés dont les registres paroissiaux et les planches du cadastre de 1831; de Feyzin entre autres http://archives.rhone.fr

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