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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 16:28

De très nombreuses cartes postales anciennes régionales portent la marque CIM. Il s’agit des photos de Jean Combier, dont son fils Marc, photographe, auteur, trace ci-dessous un portrait, à travers un livre dont vous trouverez les références et les moyens de vous le procurer. Marc Combier a légué, en 1974, environ un million de photographies de son père, après sa mort, au Musée Nicéphore Niepce à Chalon-sur-Saône.


 

             

CIM, UN SIÈCLE DE CARTES POSTALES
Un livre qui retrace l’aventure de Jean Combier, photographe bourguignon
Par Marc Combier, Éditions Alternatives
Préface de Serge Zeyons
144 pages relié en couleurs, 380 photos, 24 x 27 cm 39 €

Fondée avant la Première Guerre mondiale par Jean Combier, photographe passionné,
la maison CIM (Combier Imprimeur Mâcon) va publier pendant près d’un siècle plus de
deux millions de cartes postales différentes.
Ce livre propose de découvrir la carte postale “de l’intérieur”, en retraçant la saga d’une
de ses plus grandes marques. Au travers de 380 reproductions, des plus typiques aux plus rares,
c’est toute une France en images qui défile, celle des tranchées, des congés payés,
des Trente Glorieuses, celle où chaque village, chaque hameau du territoire avait droit à sa propre carte postale.
en librairie
ou par correspondance en cliquant sur l’un des liens ci-dessous :

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2862274178/qid= 1115223209/sr = 1-10/ref = sr_1_8_10/402-2037378-6479364
ou
http://www.alapage.com/mx/? id = 147301113913509 & donnee_appel = ALASQ & tp = F & type = 1 & l_isbn = 2862274178 & devise = & fulltext = & sv = X_L

Veuillez me contacter si vous êtes intéressé(e). Par ailleurs, je vous conseille vivement de visiter le beau site de Marc Combier :
http://marc-combier.ifrance.com
et son blog :
http://lesmurspeintsmurmurent.typepad.fr/marccombier/

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 19:37

Savez-vous parler le Feyzinois ?

En fait, à Feyzin, on parle bien sûr le Lyonnais, avec des mots ou expressions originaires du Dauphiné, elles-mêmes dérivant parfois du provençal. Les régionalismes plus vivants en Beaujolais ou du côté du Pilat, sont nombreux. Ces survivances du patois lyonnais sont encore bien présentes à Feyzin. Les générations d’avant la Seconde Guerre mondiale utilisaient plus fréquemment ces expressions pittoresques, que les linguistes étudient aujourd’hui. Ma grand-mère, puis ma mère, et même ma sœur aînée m’ont parlé en lyonnais. Pour comparer avec La Réunion, on ne parlait pas le lyonnais alors comme on parle le très vivant créole dans ce département d’outremer. Au lycée ou au collège à La Réunion, en cours, on doit parler français ; et parfois, de jeunes élèves qui ne se contrôlent pas et se mettent à parler créole sont surpris d’entendre tel professeur métropolitain leur répondre avec son patois !




Georges Saunier avait évoqué le parler feyzinois dans un chapitre de « Feyzin au passé simple (1986) qu’il avait intitulé « Feyzinoiseries ». Avec beaucoup d’humour, il racontait une histoire « sans cul ni tête », comme il l’écrivait lui-même, pour glisser de nombreux mots et expressions typiques.

Je n’ai pas la prétention de raconter ici comme Georges une histoire similaire. Mais ici, nous évoquons le passé de Feyzin, il me semble bon de faire un petit inventaire non exhaustif de ces mots et expressions, car non seulement nous les utilisons à Feyzin (et dans le Lyonnais) sans nous en rendre compte, mais aussi parce qu’ils font parfois sourire les non initiés. Allons-y pour cet exercice peu facile (à noter que je n’ai relevé qu’une partie des mots ou expressions entendus dans ma jeunesse).

-          L’alimentaire : c’est la classification la plus facile ; de la bugne au matefaim, en passant par le godiveau, la rosette, sans oublier un pochon [une louche] de soupe de poreaux [poireaux] de Solaize et les carottes rouges  [betteraves rouges], les racines [carottes], on cite aussi la salade de barabans ou de groin d’âne [pissenlits], meilleure avec des cacous [œufs], à moins qu’on préfère la doucette [mâche], les grattons, la cervelle de canut [fromage blanc avec des herbes hachées], avec un petit verre de quina [quinquina] pour commencer er un verre de blanche derrière le corgnolon ou la gargamelle [gosier] pour finir, voilà qui donne  envie de foncer dans un bouchon lyonnais pour un bon dîner [déjeuner] arrosé avec un pot [bouteille de 46 cl] de beaujolais…

-          L’environnement : il y avait la balme [coteau] à Feyzin, mais aussi tant de lônes [bras de fleuve où l’eau est stagnante] et de vorgines  [roseaux]…  et des serves [mares]. Que de lieux pour se bambaner [flâner] !

-          Les gens : les fenottes [femmes] pouvaient le tantôt [l’après-midi], à l’extérieur s’il n’y avait pas de radée [averse] – sinon elles étaient trempes [trempées]- soit faire des piapas [papoter], soit japiller ou jaqueter [bavarder], surtout si elles étaient barjaques [qui parle à tort et à travers]; au point d’avoir mal aux canilles [jambes] ou aux arpions [orteils], elles n’abondaient pas [n’arrêtaient pas] de parler de leur bon ami [amoureux]ou de leurs gones , attenant [sans discontinuer], ou de ceux qui défuntaient [décédaient] ; mais elles pouvaient aussi se lancer des fions [remarques blessantes] en traitant l’autre de foutraque [fou, excentrique]; sans fouinasser [fureter] dans la vie des gens, elles savaient qu’untel fréquentait [avait des relations sentimentales] ou faisait la pantomine [faisait l’imbécile ou s’agitait bruyamment] ou avait la courate [se déplacer souvent]. Et moi, quand j’étais petit, j’avais peur du pati [chiffonnier]…

-          La vie : des fois, à borgnon [à l’aveuglette], il fallait caquer [faire ses besoins] dans la nature, à cacaboson [en position accroupie], et des fois ça emboconanait [sentait mauvais] ; certains étaient colère [en colère] à cause de ça. Mais on ne le faisait pas esqueprès [exprès] et on faisait la bobe [boudait] ou on chougnait [pleurnichait], parce que ça faisait flique [agaçait], on n’avait rien petafiné [abîmé] pourtant ; mais à force d’avoir la ronfle [être grognon], les parents finissaient par nous filer une rouste ou nous sampiller [secouer] ; après on faisait la trogne [prenait un air renfrogné] et ça faisait vilain parce qu’on avait le vertingot [on faisait des caprices]

-          Les chats : les mirons de Marie-Paule (Tigrie et Gus)


 

Sources : Le parler lyonnais par Anne-Marie Vurpas, Editions Payot & Rivages, 1993

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 21:51

Peut-on dire que la plus ancienne industrie de Feyzin fut l’exploitation du chanvre ? Georges Saunier (« Feyzin au passé simple », 1977) expliquait qu’elle se faisait à Feyzin jusqu’en 1880 : «  Le chanvre, plante très haute, était arraché à maturité. On ‘rouissait’ le chanvre dans le Rhône, ce qui veut dire qu’on faisait pourrir l’écorce dans l’eau, on le séchait ensuite, puis on cassait l’écorce, enfin on le filait. » Le chanvre servait ensuite de filin pour tirer les bateaux sur le Rhône.

L'allée du Rhône, avec de jeunes platanes (Photo Basson)

C’est d’ailleurs au bord du Rhône que l’industrie va faire son apparition. Tout un chapitre y est consacré dans « Feyzin au passé simple », 1986. Vers 1850, une usine de pâte à papier était créée au bout de l’allée du Rhône. Puis un industriel lyonnais, Victor Planchon, installa au bord du Rhône une usine de celluloses, de part et d’autre de l’extrémité de l’allée du Rhône.
L'usine Planchon

 A la même époque, toujours dans le même secteur, la fameuse Soie de Feyzin, chantée par les Cerclots (comme la meilleure du monde) était en réalité la fabrication de la rayonne, substitut artificiel de la soie naturelle. La Société Plymouth Française s’installa par la suite à la place de la Soie. En face, la Société Lumière créa cette fameuse « cité » si bien racontée par quelques Feyzinois dans le film documentaire de Jean-Jacques Tardy (« Mémoires de la Cité Lumière de Feyzin », 2008) et sorte de village dans le village. La Société Lumière (les « Films » comme on disait à Feyzin) transplanta ensuite ses locaux à Saint-Priest, annonçant la fin de cette entité feyzinoise.

Mes parents travaillèrent à la Soie (mon père) ou aux Films (ma mère) comme beaucoup de Feyzinois, entre les deux guerres. Mais pas seulement. Pour venir travailler à Feyzin, des ouvriers et employés de l’autre rive (Irigny notamment) traversaient le Rhône avec la « traille », cette barque qui m’intrigua si souvent. Il était rare pour moi de la voir à l’œuvre, puisque cela se passait tôt le matin et en fin d’après-midi. Je n’étais pas du quartier, mais on en entendait, sur la traille, avec tous les dangers que la grande barque devait affronter.

L'embarcadère du bac à traille (photo parue dans "Feyzin au passé simple")

Et c’est alors que le grand chantier d’Elf et des autres arriva (1960). On en reparlera plus longuement (comme du Rhône d’ailleurs) ; A cette époque, il existait trois grandes entreprises : la Société Lumière, la Société Plymouth (qui existe toujours au même endroit) et l’Air Liquide à la Belle-Etoile ; à Plymouth, on traitait le caoutchouc, dans tous ses états (du petit caoutchouc qui sert à réunir une liasse de documents par exemple aux protections des câbles divers enterrés).

Puis la Société Elf construisit une des plus grandes raffineries de pétrole du moment.

 

La raffinerie de Feyzin vue par Jean Boachon ("Feyzin autrefois")

(sources : Georges Saunier + Bulletin municipal de Feyzin + film de Jean-Jacques Tardy)

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 19:01

Bien sûr, lorsqu’on veut parler de l’industrie à Feyzin, on pense au pétrole raffiné dans l’un des plus grands complexes pétroliers français. Mais moi, quand je parle du Feyzin d’autrefois, je trouve, dans mes lectures et mes recherches, de l’industrie bien avant le tsunami du couloir de la chimie et du secteur technologique du Sud de Lyon, tsunami qui a « dévasté » les beautés naturelles des bords du Rhône à Feyzin et aux alentours (notamment Solaize).

D’abord, Feyzin, de par sa situation géographique, s’est toujours prêté à l’appétit des maîtres du progrès technologique. Passage idéal pour le Rhône « qui descend vers le Midi », pour la voie ferrée Paris-Lyon-Marseille, pour la Route Nationale 7, puis plus tard pour l’autoroute A7 et pour le canal de fuite de Pierre-Bénite, et enfin pour le triage ferroviaire Sibelin (ouf !), en effet, quelle belle voie pour que tout cela s’urbanise avec le temps, se diversifie, se développe de façon moderne autour de décideurs et de gestionnaires avisés.

Ce qui suit est écrit en dehors de toute considération politique : on a beaucoup fait de reproches au maire des années 1960, Marcel Ramillier, et à son équipe, et on les a accusés de tous les maux : avoir bradé Feyzin aux industriels, avoir favorisé les ventes rapides de lots et de terres et les expropriations hâtives, avoir laissé détruire les sites naturels et leur faune entre l’actuel tracé de l’autoroute et le Rhône, avoir laissé s’installer là-même de laides infrastructures, avoir apporté pollutions industrielles (odeurs, bruit, déchets), sans parler du désastre de l’explosion de 1966.

 Nous reviendrons sur le déroulement de ce chantier. Cependant, la marche inéluctable de l’industrie ne pouvait détourner Feyzin (faire un détour) ; Marcel Ramillier a su prévoir le développement et, disons-le, l’enrichissement de la Commune en lançant de nombreux équipements communaux. Bien sûr, il y eut des erreurs, et les industriels n’ont pas trouvé de réelle opposition ni de réticences marquées pour les projets avancés. Georges Saunier, lui-même conseiller municipal à l’époque, avait hurlé contre la destruction du Château de l’Ile (il avait au moins demandé que le portail Louis XIII de ce château déjà malmené à la Révolution, soit démonté et remonté ailleurs, mais il n’a ni été entendu ni écouté). L’équipe municipale de Marie-Josèphe Sublet a su corriger le tir, et son arrivée au pouvoir à Feyzin n’a pas été bien vue par la Société Elf. La Municipalité de 1977, alors qu’on parlait si peu d’environnement, a demandé – et obtenu – la réduction des nuisances et l’amélioration sensible de la sécurité de la part de la Raffinerie. La taxe professionnelle a permis d’engager de nouveaux projets pour relancer le dynamisme de Feyzin, commune de la COURLY d’alors (le Grand Lyon actuel), développer la sous-traitance, les services sociaux, associatifs, scolaires, sportifs, et j’en passe. Je regrette personnellement qu’on n’ait pas attaché assez d’importance au patrimoine de Feyzin. Je souhaite que l’équipe d’Yves Blein donne encore davantage de place au passé de Feyzin, tout en se consacrant fortement à l’avenir de la commune. Tout ça pour dire que si l’on a diabolisé parfois l’équipe en place lors de la transformation de Feyzin, ce fut peut-être un peu abusif. Les Municipalités et leurs hommes et femmes de tous bords politiques doivent, à mon avis, conjuguer leurs talents et leurs idées pour répondre à la confiance que leur a faite la population.

Donc l’industrie à Feyzin, ben on en parle la prochaine fois ?

(pas de photo cette fois, je n’en ai pas…)

Liste des maires successifs

Période

Identité

Parti

Qualité

2001

 

Yves Blein

PS

 

1995

2001

Angèle Orard

   

1989

1995

Jacques Chaîne

   

1977

1995

Marie-Josèphe Sublet

   

1953

1977

Marcel Ramillier

   

1945

1953

Marcel Moulin

   

1944

1945

Louis Grenier

 

Elu par un Conseil Municipal nommé par le Comité de Libération nationale.

1932

1944

Marcel Moulin

   

1929

1932

Pierre Perret

   

1911

1929

Etienne Perret

   

1904

1911

Alexis Garnier

   

1888

1904

Claude Milliat

   

1887

1888

André Curty

   

1884

1887

Claude André Gentet

   

Toutes les données ne sont pas encore connues.

 

(source : Wikipédia)

 

 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 21:41

Comme prévu, voici le texte intégral de la chanson des « Cerclots », du groupe Artistique du cercle, « MON FEYZIN » (sur l’air de « Mon Paris »)

I.                    Sur le perron de notre église

Un jeune homme disait à ses amis

Ecoutez il faut que je vous dise

Ce qu’il y a de chic dans mon pays

Le visiter n’est pas un long voyage

Nous n’avons pas de métro ni d’autocars

Mais nous avons le babillage

Des petits oiseaux de toutes parts                (au refrain)

Refrain :                  Ah comme il est beau mon village

                               Mon Feyzin, notre Feyzin

                               On y parle plusieurs langages

                               Mais malgré cela on se comprend bien

                               Les jeunes gens ne vont pas

                               Au dancing, à l’opéra

                               Ayant le Cercle beaucoup mieux que ça

                               Sur l’avenue des Marronniers

                               Aux gorges du Carré Brûlé

                               Le dimanche vont se promener

                               Ah comme il est beau mon village

                               Mon Feyzin, notre Feyzin

II.                  Descendons d’abord la grande côte

Traversons le passage à niveau

Je vous présente mes chers hôtes

Ce que Feyzin possède de plus beau

C’est notre grande et belle place des Razes

Qui ne vaut certes pas les Champs Elysées

Mais les jours de fête quand on l’embrase

Tout le monde en est émerveillé   (au refrain)

III.                Visitant tout le quartier d’en bas

Nous parcourons la rue du « Thomas »

Cette rue fameuse par son renom

S’appelle maintenant rue de « l’Annexion »

Depuis qu’à Feyzin elle est annexée

Tous les habitants s’en sont bien trouvés

Il était juste c’est certain

Que ce quartier appartienne à Feyzin          (au refain)

IV.                De la Bégude jusqu’à la Tour

Cela fait sûrement un grand tour

Mais il faut bien mes chers copains

Que je vous fasse connaître tout Feyzin

La Cour des Miracles sera visitée

Vous en serez vraiment stupéfiés

Mais la Bégude ce petit quartier

Vous redonnera votre tranquillité                (au refrain)

V.                  Du haut du côté de Beauregard

On découvre le Rhône et Irigny

En bas on voit avant la gare

La Cour de Faure et puis la poterie

Grâce au bon air et à la belle vue

Ce beau quartier bien vite est devenu

Le lieu choisi par les villas

Qui tous les jours surgissent çà et là             (au refrain)

VI.                Après avoir tout exploré

La majeure partie de nos quartiers

Retournons au Carré Brûlé

Et c’est ici que nos regards sont charmés

Cette coquette maison si bien fleurie

Semble vous dire « Amis je vous invite

Allons donc faire une partie »         (au refrain)

VII.              Ayant visité tout le pays

Il faut en connaître l’industrie

Qui porte le nom de Feyzin

La grande usine c’est la « Soie de Feyzin »

Nous visitons les vastes ateliers

Et de partout nous sommes émerveillés

De ce beau fil de cette soie

Que dévidaient d’habiles petits doigts

DERNIER REFRAIN

                        Vraiment c’est la Soie la plus belle

C’est certain, la Soie de Feyzin

On en fait des bas, des ombrelles

De belles robes en satin

Nous sommes fiers et très flattés

Qu’elle soit la mieux cotée

En France et à l’étranger

De Feyzin elle porte le nom

Ainsi dans toutes les nations

Avec notre bon renom

Pour nous la cité la plus belle

C’est Feyzin, Vive Feyzin

 

Nous aurons l’occasion de revenir sur la Soie de Feyzin, évoquée dans le texte de cette chanson lorsque nous parlerons plus généralement de l’industrie à Feyzin.

Deux choses encore. Je salue l’Association Feyzinoise d’Athlétisme et son président Jean-Louis Perrin, qui a eu la gentillesse de me contacter et de citer le blog de « Feyzin , passé simple » sur le site de l’AFA : http://afafeyzin.free.fr

Allez le visiter, c’est un peu l’héritier lointain du Cercle Athlétique de Feyzin !

J’ai retrouvé une enveloppe Premier Jour du Cercle Philatélique de Feyzin, datée du 24 mars 1974, avec le blason de Feyzin. Le Cercle Philatélique était très actif à cette époque. Le dimanche matin, j’allais voir ses nombreux collectionneurs exposant leurs trésors, à côté de la Mairie. J’ai oublié les instigateurs de cette Association, sauf Jean-Michel C. , grand ami d’école et d’après, que j’aimerais tellement revoir. Où est-il allé rouler sa bosse, çui-là ?



Enfin, demain, 43e anniversaire de la terrible catastrophe de Feyzin. Nous en parlerons bientôt. Ayons une pensée forte pour les victimes et leur familles.

 

 

 

 

 

 

 

                                              

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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 18:15

Le Cercle fut fondé en 1921 à Feyzin. Conçu à l’initiative d’un prêtre, l’abbé Anselme, curé à Feyzin, et d’un groupe de jeune Feyzinois , le bâtiment fut construit au bout de l’allée des Marronniers, « avec l’argent, les dons en nature et la sueur des pionniers », écrit Georges Saunier dans Feyzin au passé simple 2 (1986) ; il ajoute que la salle « a été longtemps le berceau , le lieu, le témoin de toute la vie paroissiale locale »


Le Cercle fut d’abord le Cercle Athlétique de Feyzin (C.A.F.) avec des statuts qui voulaient favoriser non seulement le culturel (réunions d’études, conférences) mais aussi « promouvoir et favoriser les œuvres d’éducation populaire, séances récréatives, sports, gymnastique, préparation militaire » (op. cit.). Ce groupement de jeunes gens en Association perdura longtemps à Feyzin.

Les activités sportives avaient encore lieu après la Seconde Guerre mondiale. En 1944, « Le Feyzinois », bulletin de l’ « écho paroissial » de Feyzin, raconte dans la Chronique du Cercle , « la dominante [qui semblait] vouloir être le désir de vaincre » des jeunes sportifs. Mais le Cercle n’était déjà plus appelé qu’ainsi, car se déroulaient des « soirées d’études d’hommes » (les femmes étaient-elles proscrites ?), des activités du « groupe artistique »

 
Le numéro 1 du  "Feyzinois" en 1944 ; il coûtait 1 franc
(des pièces de théâtre ou des spectacles) qui remplissaient la salle et dont les recettes allaient aux Prisonniers. L’auteur de l’article, G.G. (et j’ignore de qui il s’agissait), termine sa chronique ainsi : « Bravo, les jeunes de Feyzin, et plus que jamais soyez fidèles à ma devise : Haut les cœurs et en avant, toujours ! »

Extrait du "Feyzinois" n° 1



Avant que le Cercle ne devînt,  à la fin des années 1960, le « Cercle Foyer », se déroulaient là des tournois le week end : billard, jeux de société, jeu de boules dans la cour. Et toujours, par la suite, le Cercle servit de salle de spectacle de la Commune, mais gérée en association. Puis la lettre « A » du C.A.F. sur le portail d’entrée, disparut, et plus rien de sportif (et encore moins de « préparation militaire ») n’eut lieu. Ce n’est que lorsque les activités culturelles et divertissantes du Cercle se mirent en sommeil que le Club de Tennis de table s’installa dans les locaux du Cercle, vers 1973.

Après la Libération, le groupe artistique du Cercle créa une chanson célèbre, du moins les paroles, puisqu’elle se chantait sur l’air de « Mon Paris » (chanson populaire des années 1930) ; dans ce « Mon Feyzin », tous les quartiers y passaient (7 couplets et le refrain, qui seront intégralement cités ici prochainement).


L’une de mes frangines, pour ne pas la nommer « la D’nise », participa activement durant sa jeunesse folle aux activités du Cercle, au point que ma mère se demandait quand elle irait y dormir toutes les nuits définitivement. C’était aux côtés de Josette, Nicole, Dédée, Vonvon, Marie-Hélène et bien d’autres. Soirées à thèmes (costumées par exemple),bals ou premières « surprises parties » (où l’on craignait parfois l’intrusion des blousons noirs de Vénissieux), repas des Rois, puis théâtre avec le fameux Micky Lou (mon beauf Jean-Louis). Il y eut même une Société Mycologique. Georges Saunier donna aussi au Cercle plusieurs conférences sur le vieux Feyzin, avec la projection des diapos de Robert Sublet.


Ma collaboratrice (vous ne saviez pas que j’avais une collaboratrice, hein ?) Marie-Paule raconte son souvenir du Cercle, et ça me fait vraiment penser à Jean-Paul Sartre, dans Les Mots, lorsqu’il évoque les salles de cinéma(tographe) de son enfance :

 Je me souviens tout d'abord de la cour avec ses deux vieux acacias devant l'entrée de la salle qui semblaient dépérir d'année en année et du portail métallique peint en gris qui fermait en pointe sur le sigle C.A.F., avec la lettre A qui formait la pointe du milieu.

Je me souviens qu'on rentrait par la porte du fond sur une espèce de grande estrade avec le bar dans le fond. Il me semble qu'il y avait comme un vestiaire tout de suite en entrant à gauche. Au bout de cette estrade, on descendait dans la salle où étaient rangés pêle-mêle, bancs et chaises. Il semble même que certains bancs avaient été récupérés à l'église. Il y avait quand même une allée centrale pour pouvoir accéder aux premiers rangs. [oui, et je crois même que devant il y avait les chaises]

Les fenêtres qui donnaient sur la rue étaient assez hautes, elles éclairaient mais ne permettaient pas de regarder ce qui se passait dans la rue (d'ailleurs, on n’était pas là pour ça). Les autres ouvertures, c'étaient les portes-fenêtre qui donnaient sur la cour et qui servaient d'issue de secours. Leurs volets fermaient mal et c'était souvent un problème pour faire l'obscurité à l'occasion de certains spectacles.

 Quand on était petit, c'était un vrai plaisir de traverser la scène en montant par l'escalier "cour" et redescendre par celui "jardin". On le faisait même si on n’avait rien à faire là. On se faisait engueuler par un papa qui passait par là et qui nous disait: "Vous avez rien à faire là !" (çà, par exemple !)


Le must, c'était d'avoir le droit de passer par la maisonnette en contrebas de la scène. Ca voulait dire qu'on faisait partie du spectacle ! On s'entassait dans ce réduit (« Chut, faut pas faire de bruit, on est en train de vous annoncer ») toutes déguisées, en tutu, ou avec des ombrelles, ou des arceaux avec des fleurs en papier pour je ne sais quelle chanson ou quel ballet. A mesure que je te le raconte, ça me fait penser à "Jésus, Jésus, jésus revient" de "La vie est un long fleuve tranquille" et je suis morte de rire !!

On passait par les coulisses qui étaient masquées par ces grands panneaux verticaux peints avec des décors de sous-bois. "La scène se passe dans une chambre à coucher ? Tant pis, on n’a que ça ! On n’a qu'à faire croire que c'est la couleur du papier peint... :)" Et on se retrouvait derrière cet énorme rideau de velours cramoisi, à attendre que les pans s'écartent pour prendre en pleine poire les feux de la rampe multicolore qui nous chauffaient les jambes quand on se mettait trop près. Un délice, le trac des jeunes premiers !

 Combien de fois a-t-on pu applaudir Hervé Perronnet avec son accordéon. Il était tout petit (il avait mon âge). Ce gamin était un prodige. Je crois bien qu'il en a fait son métier.

Combien de fois a-t-on ricané face aux blagues de Fredo Lacombe. Il était tellement pince-sans-rire que je me demande si son humour ne serait pas toujours d'actualité… [une sorte de Buster Keaton moderne ?]

 Je me souviens aussi des pièces de théâtre où tes soeurs jouaient. Il y avait Jean-Louis, Josette et Gérard. Je ne sais pas quel âge j'avais.

Il y avait eu aussi un après-midi "Danses folkloriques", ça devait être un peu à l'instigation de l'ORLEC parce que je revois Denise, Dany, Malou et Bernard, Josette qui dansaient sur un podium installé dans la cour. Mais pas le Sba ! [non, ce n’était pas le madison ou un rap précurseur du mia !]

 Après tout ça, on allait boire une limonade et les mamans (ma maman) faisaient des gaufres, ou vendaient des gâteaux faits par d'autres mamans. (ça, ça n'a pas beaucoup changé - moi, pendant des années, j'ai tenu le stand de pêche à la ligne ).

(Marie-Paule Boria)

 

 
La D'nise en 1966, coupe tendance Jimi Hendrix (mais ce n'était pas sa coupe de cheveux habituelle...) A noter que le litron de rouge sur la photo est là tout-à-fait fortuitement, je précise...

Qu’est devenue cette scène qui vit tant de talents feyzinois et autres (même le groupe Los Chacos vint y chanter El condor pasa) ? Ma sœur m’a dit que le Cercle Foyer existe toujours en tant qu’association. La salle omnisports des Razes, construite lors d’un des derniers mandats du maire Marcel Ramillier, puis plus tard le Centre culturel Léonard de Vinci (municipalité Marie-Jo Sublet), sur la rue de Beauregard, prirent chacun à sa façon la succession de la salle de spectacle de ce Cercle très ouvert.

 








































En allant au Cercle (composition numérique d'après une carte postale ancienne)

Une mémorable soirée costumée (à terre, ce sont les serpentins et confettis que l'on peut voir) Photo miraculeusement sauvée de l'oubli ! (scan d'un négatif)


 Scans de la chason "Mon Feyzin" fournis par Marie-Paule (merci !)

 

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 13:40




















































































































(Vous avez échappé, grâce à mes défaillances informatiques, à la version longue et sonore !)
Premier article de 2009 : Le Cercle-Foyer...
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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 19:56

 

L’allée des Marronniers à Feyzin est une « veine » qui rejoint l’artère dont nous avons parlé précédemment, la RN 7. C’est le quartier de Marie-Paule, qui a voulu en parler avec tout son cœur :

« Vous avez tous sûrement déjà vu, en traversant certains villages, ces petites allées rectilignes et perpendiculaires à la route principale. Bordées d’ifs, de platanes, ou de mûriers en fonction de la région, elles font généralement le lien entre cette route et une maison bourgeoise, une grosse ferme ou un château.

Elles apportent une note de richesse et de distinction aux propriétés auxquelles elles appartiennent.

Il fut un temps où l’allée des Marronniers servit ainsi de décor à la belle demeure qui abriterait bien plus tard la Mairie de Feyzin.

Lors de la deuxième moitié du XIXe siècle, Monsieur Genin (*), gros « soyeux » lyonnais, était propriétaire de cette gentilhommière. Construite à quelques kilomètres de Lyon, la charmante résidence permettait à sa famille de venir se mettre au vert dans le grand parc qui s’étendait sur la pente de la colline.

La sente en lacets qui y serpentait au milieu de nombreuses essences rejoignait un petit pré situé plus bas. La sente était ponctuée de grottes artificielles et bordée par endroits de fines barrières en ciment imitant des branchages.

En bordure de la cour, devant la demeure, une terrasse en encorbellement offrait une vue imprenable sur le décor sauvage de la vallée du Rhône à Feyzin.

Pour accéder à cette propriété, le chemin le plus facile, quand on arrivait de Lyon, était bien évidemment celui qui descendait de la Bégude. A l’époque, ce n’était qu’un simple chemin de terre et l’emprunter ne permettait pas d’avoir une vue idéale sur la maison.

Pour la mettre en valeur et lui donner un caractère un peu plus majestueux, ce qu’il lui fallait, c’était une allée bordée d’arbres qui conduise les visiteurs, directement de la route nationale jusqu’à son portail.

En face du portail, se trouvait la ferme de mes grands-parents dont les terrains rejoignaient la Nationale.

C’est ainsi qu’en 1921, Monsieur Genin acquit de mon grand-père, Jean-Claude Pichot, une bande de terrain en bordure de sa ferme pour constituer ce passage.

Cette voie, plantée de marronniers, fut d’abord un chemin privé avec un droit de passage pour mon grand-père et sa famille. Je suppose qu’elle perdit son caractère privé dès la construction des premières maisons sur l’allée, c’est-à-dire pas avant le début des années cinquante.

Combien de fois, en revenant de l’école ai-je couru à la rencontre de mon grand-père qui revenait des champs avec son cheval. Il criait « Ho ! » et le cheval s’arrêtait. Ca me donnait le temps de grimper sur la charrette et de finir le trajet avec lui sous les arbres. Il n’y avait presque pas de voitures ce qui fait que quand nous étions enfants, l’allée était un terrain de jeu idéal pour faire du vélo ou du patin à roulettes et comme il n’y avait pas de vélos pour tout le monde, nous attendions notre tour, assis dans l’herbe, impatients, à l’ombre des marronniers. »

(*) M. Genin était le grand-père de Jacques Chaîne, qui fut maire de Feyzin

Marie-Paule BORIA


L'Allée des Marronniers en 2008 (photo de Nicolas Boria)

 

Marie Paule a recherché dans les vieux cartons familiaux des photos qui ravivent la mémoire de cette belle allée. Je les livre avec ce qu’elle m’en a écrit.

 

La maman de Marie-Paule avec sa cousine Jeannine, en bordure de la rue de la Mairie (1934 ou 1935) ; on voit à l'arrière-plan la barrière du jardin Vauthier, dont le Père Feschet avait acheté une partie ; la rue de la Mairie était alors un simple chemin de terre


















La maman de Marie-Paule, Madame Pichot, avec sa meilleure amie (qui habitait dans la maisonnette dans la cour du Cercle) ; derrière, la vigne du grand-père de Marie-Paule ; le marronnier que l'on voit à l'extrême-gauche est 15 à 20 fois plus gros aujourd'hui (la photo date de 1937)


















Dans l'allée, Jean Pichot, dit "le Pitch", l'oncle de Marie-Paule ; au second plan, la vigne du grand-père de Marie-Paule (photo de 1931 sans doute)



Dans une belle perspective de l'allée, en 1939, la fille du jardinier de M. Genin entourée de Mme Pichot, la maman de Marie-Paule et de sa copine Carmen



Madame Philibert, boulangère de son état (qui faisait un délicieux pain de courge), devant sa voiture de livraison, garée devant le Cercle ; on aperçoit à travers la vitre l'ancien portail de la Mésangère ; au dos de la photo, qui date de 1937, la maman de Marie Paule avait écrit : "Un temps où l'on avait du pain sans tickets"


Marie-Paule m’a dit aussi que les marronniers sont aujourd'hui victimes d’un insecte ravageur. Elle m’a même dit, cette agasse, que c’est peut-être un lointain cousin de l’aedes albopictus (vous savez, ce charmant moustique qui apporta le chikungunya à La Réunion en 2005-2006)…


Mais bref, vous voyez qu’avec quelques souvenirs, un stylo ou un ordinateur et quelques photos on peut évoquer avec amour et nostalgie tout un quartier. Pour ma part, je complèterai prochainement avec une incontournable entité de ce quartier : le Cercle, et nous arriverons doucettement à La Mésangère…

Tous droits réservés pour les photos de cet article

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 18:14

La Route Nationale n° 7, qui fut voie romaine à l’origine, devint au cours de l’Histoire route royale, puis route impériale, puis route nationale… Jadis à Feyzin, on l’appelait « la Route », ou "la 7",« la Nationale », voire « la Nat’ » (prononcer « nasse »)… Que de termes pour cette voie de communication qui traverse Feyzin ;  j’en oublie un : « route départementale 307 », appellation actuelle de la RN 7, après la dé classification en 2004  décidée par la loi sur la décentralisation du gouvernement Raffarin (cette dé classification fit le mécontentement de ceux qui aimaient la RN 7, celle que chantait Charles Trenet).

Cette grande Route de Feyzin était l’un des trois grands axes de communication, avec le Rhône (le plus ancien moyen de communication sans doute) et la voie ferrée au XIXe siècle. Puis l’autoroute du Soleil (A7) détrôna la RN 7 après les années 1960.

Vue panoramique en 1964 (photo Ed. SOFER)

La Société d’Histoire – Sauvegarde du Patrimoine raconta l’histoire de cette route dans un fascicule non daté (2005 ?) de façon très complète et très documentée, comme toujours. La Municipalité de Yves Blein engagea des travaux qui métamorphosèrent l’apparence connue précédemment de la Route, à Feyzin.


Cette route, elle en a vu passer du monde ! Des gens motorisés ou non, des touristes, des étrangers (et même, semble-t-il, un sombre étranger nommé Hitler), les résistants et les alliés en 1944. Ce fut aussi le lieu de nombreuses courses cyclistes, outre le célèbre Tour de France. C’est que ça montait, pour aller à La Bégude (sens Vienne-Lyon), j’en ai fait plusieurs fois l’expérience (à caractère bien moins sportif) à bicyclette !  Et puis les cars Citroën, les vieux cars « Citron » comme nous les appelions, peinaient bruyamment à grimper la côte, et cela pendant de nombreuses années. Nous prenions le car pour aller du côté de Lyon en face de la cité des Maures.

Années 1900 sans doute ; puis l'arrêt de bus était plus tard devant la seconde maison à gauche (photo d'une carte postale parue dans Le Progrès)

Avant l’autoroute A7, la Nationale était la route des vacances, on l’empruntait de Paris jusqu’à Lyon, puis en direction du Midi, après Vienne. Dans les années 1950-70, il y avait encore beaucoup de circulation. La RN 7 avait cette particularité de desservir Feyzin-le-Bas, et Feyzin-le-Haut : les quartiers dits de « la Route »,
Carte postale ancienne (Catala Frères, Paris)

le Bandonnier,  le futur quartier des Géraniums, le Carré Brûlé, l’allée des Marronniers – dont nous reparlerons très bientôt –  , la Bégude, la route de Corbas et du Fort, et les quartiers d’après la Bégude (toujours si l’on reste dans le sens Vienne-Lyon) : la Tour, les Limites, avant d’arriver à Saint-Fons. C’est de ce côté-là que les non-Feyzinois découvraient que Feyzin, c’était  aussi les roses (les célèbres rosiéristes étaient Gaujard et  Orard) ; nous recevions souvent du courrier libellé Rue des Roses au lieu de Rue des Razes ! Pour la Bégude, nous y reviendrons aussi.

Déjà le pétrole à Feyzin ! (années 1900) L'une des premières voitures à pétrole à Feyzin ! (photo d'une carte postale parue dans Le Progrès)

On peut lire dans le fascicule cité : [Après la mutation de Feyzin  de 1960,] « le trafic automobile se reporte sur l’autoroute. La France entière, mais aussi le Nord de l’Europe ne connaît Feyzin que par sa raffinerie et ses pollutions. Pourtant la Nationale, moins encombrée, conserve un charme que les touristes plus attentifs aux paysages qu’à la vitesse moyenne apprécient : des champs, immeubles bas, changement de paysage à la Bégude… »

La fanfare de Feyzin sur la route nationale ! Date estimée : 1920 (Photo de M. VERRIER - DR)

J’ai lu aussi dans ce fascicule ce passage triste d’un célèbre acteur qui provoqua un homicide involontaire à Feyzin en 1939. Pourquoi ne pas le nommer ? Tout le monde savait à Feyzin qu’il s’agissait du brillant Raimu. Mes parents en parlaient avec un peu d’amertume, car Raimu était très apprécié par ceux qui l’avaient vu à l’écran avant-guerre. Le problème était qu’il y avait, comme on dirait maintenant, délit de fuite. Mais Raimu se montra ensuite très généreux avec la famille de la victime.

Après l’évocation de la Route Nationale à Feyzin (et beaucoup continueront à l’appeler ainsi encore longtemps), nous continuerons notre voyage dans le temps en entrant dans les quartiers proches de « la Route ».

Carte éditée par CEF, Nice pour le Cercle philatélique de Feyzin en 1974
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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 20:59
Regardez moins la télé (et d'ailleurs que restera-t-il bientôt de la télé ? On fera un blog pour évoquer la télé d'autrefois...) ! Surfez plutôt sur Internet !
Ce blog sur Feyzin lontan (en créole réunionnais, ça signifie Feyzin d'autrefois) m'amène plein de bonnes surprises ! C'est pour cela qu'Internet est super.

Voici des photos faites par Nicolas :































































L'ensemble des photos est à savourer sur www.flickr.com/photos/_n_/




Et puis il y a Guy Déridet, mon autre voisin, qui a un site très intéressant sur l'actualité, l'informatique et plein d'autres choses encore, comme ces photos :
































































Il s'agit des Makes, à La Rivière Saint-Louis (La Réunion)
Et puis il y a aussi "Mada" (Madagascar) :





Tout ça et le reste à voir sur www.deridet.com


Désolé, tout cela nous éloigne de Feyzin... Mais ce sera pour mieux y revenir prochainement (comme promis à propos de la RN 7)




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