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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 18:02
Comment vivait-on pendant les années 1950 et 1960 (les "fifties" et les "sixties" comme disent les Américains) ?
Replongeons-nous un moment dans ces années, les années des anciens francs ; 100 francs, c'était 1 franc, c'est-à-dire 15 centimes d'euros (0,15 €).
A la maison, le matin, sur la nappe à carreaux, au petit déjeuner, on prenait son chocolat en poudre Banania
avant de partir pour l'école. Nous mettions parfois nos bretelles, la gomina (on disait plutôt chez nous la "brillantine") et l'Eau de Cologne étant plutôt réservées aux grandes occasions. Dans la cuisine aux meubles en Formica, il y avait le moulin à café manuel, les bouteilles à consigne, réutilisables (c'était plus écolo qu'aujourd'hui), les verres Duralex. On avait la bouillotte les soirs d'hiver, et on pouvait admirer les beaux (?) papiers peints à fleurs ou à motifs géométriques. Nos vêtements sentaient bon la lessive Bonux. On mangeait les biscuits dans les boîtes à biscuits, les pastilles Vichy et les Cachous.

Boîte de cachous, inchangée depuis 1880

Quand on pouvait, on remplaçait l'antique poste à lampe (le poste radio avec "l'oeil vert") par la télévision, en noir et blanc bien sûr, et avec une chaîne unique ; le feuilleton de la famille Duranton à la radio était remplacé par le beau visage de Catherine Langeais, qui annonçait le western du dimanche après-midi ; puis la seconde chaîne arriva en 1964 (et la couleur en 1969 je crois).
On avait, après plusieurs mois d'attente, le téléphone à cadran. Déjà, nous avions un tourne-disque, et pouvait faire des boums, même à la maison...

Madison à la maison

Bien sûr, on avait des 45 tours. On pouvait même, quand on avait les moyens, faire des enregistrements avec un magnétophone à bande (et la cassette arriva en 1963). Plus tard, on pouvait faire des photos instantanées (ancêtre de l'appareil photo digital) avec le Polaroïd.
Et nos autres loisirs ? Quand on ne s'essayait pas au Hulla Hoop, venu des USA, on lisait le Journal de Mickey, ou mieux, Le journal de Tintin ou Spirou, puis Pilote, avec les aventures d'Astérix ; mes soeurs, quand elles ne lisaient plus Lisette, se passionnaient pour les romans-photos (si, si...) ; moi j'écoutais SLC sur Europe n° 1 à 17 heures, puis le soir, quand mes parents étaient couchés, Hubert et son émission délirante ; et de temps en temps j'achetais le journal Salut les Copains, surtout pour les paroles des chansons des Beatles ou des idoles du moment. On ne négligeait pas l'instruction puisque je collectionnais la revue Tout l'Univers. Ah on n'avait pas les PSP, les MP3, Internet et tout ça...
On allait aussi au café. Oh, pour boire une limonade (j'aimais, quand on ouvrait le bouchon en céramique le pschitt et les bulles qui montaient...) Et puis au café, il y avait la télé, avec des films de Laurel et Hardy, le baby-foot (mémorables parties avec mon père !), et puis aussi un flipper, adorable "babasse" ; il y avait aussi le juke box pour la musique, et dans les grands bars lyonnais, le scopitone qui permettait de voir les clips de l'époque.
Dehors, on circulait à deux-roues, en Solex ou mieux en vespa ; ou alors, en voiture, soit la grosse Peugeot 403, ou la Coccinelle de Volkswagen, la petite Fiat 500 (bien avant la Smart), la mythique 2 CV (la deudeuche, la deux pattes, etc.) et bien sûr la Renault 4L (la voiture de la famille)

La 4L familiale après la Grande Serve


Départ pour le ski (notez les "pattes d'éléph"...)

Sinon, on pouvait toujours prendre la Micheline pour aller à Lyon ou Vienne.

Et l'école, dans tout ça ?
Eh bien à l'école, nous avions les pupitres d'écoliers, avec l'encrier en céramique avec l'encre violette, le plumier pour mettre les plumes Sergent-Major et le porteplume ; il y avait l'ardoise, mon objet de cauchemar, car j'étais nul en calcul mental, et je n'aimais pas plus la règle à calcul car je n'y comprenais rien... Plus tard on se servait du stylo Bic (vers 1965). A la récré, on jouait aux billes et quand on avait des "agathes" on était plein aux as ! On suçait les bâtons de réglisse (pendant que les jeunes Réunionnais ou Antillais suçaient la canne à sucre...)
On puis il y avait la blouse, voyez plutôt :

Ah, dire que j'avais 5 ans...
Souvenirs, souvenirs... J'allais oublier un moyen de locomotion (et surtout un outil de travail) : le tracteur, qui nous permettait entre autres de faire les vendanges (ci-dessous, celles de 1959, avec votre serviteur aux commandes de l'engin)
Dites-moi, n'était-ce pas le bon temps ?

(Cet article m'a été inspiré par le magazine S Planet (www.planet.fr) qui a recensé "50 objets mythiques de notre enfance", octobre 2009)

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commentaires

zinzin 01/10/2015 10:36

merci pour toutes ces précieuses informations, j'organise dans quelques jours une soirée guinguette année 50 et tout ça va m'être d'une grande utilité

barthe 16/02/2015 16:19

Merci pour ces images très sympathiques. Cela me rappelle mon enfance à achiac dans les années 50 (Charentes-maritimes) J'ai trouvé cette vidéo avec une sequence marché dans l'Ain en 1950. Vous pouvez partager ? https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ZbSMJ0VNa_A

Oxymore 16/02/2015 18:03

Merci pour vos remarques et pour le lien !

j-yves 25/05/2010 10:24


Magnifique ce retour dans le passé. Il est identique à celui que j'ai vécu en Lorraine dans les années 50 avec le cours de catéchisme en plus et la messe obligatoire le dimanche.
Mrci pour cette page.
Jym