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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 16:48

Sur la gare de Feyzin, tout a été dit, ou presque, dans l’excellent recueil de la Société d’histoire – Sauvegarde du Patrimoine, paru en 2005 à l’occasion des 150 ans de la gare (ci-dessus)


Georges Saunier écrivait (« Feyzin au passé simple, Récits », 1977) : « En revenant du Bandonier, nous traversons la grand-route et nous prenons le chemin du Port d’Irigny, l’actuelle rue du Dauphiné (…) Plus loin, avant de tourner à droite, vers la ferme Curty, on a rencontré de graves messieurs qui mesurent, tirent des plans, prennent des notes. Il paraît qu’on va construire, ici, une voie ferrée (…) Les gens de ce temps-là ne peuvent pas savoir que l’on verra encore longtemps de graves messieurs qui mesurent, tirent des plans, prennent des notes… »


Mon grand-père maternel, Noël AYME, était chef de gare dans les années 1900. Nous avons conservé cette magnifique photo :


Il s’agit de l’original de la photo que j’ai scanné puis retouché. Car malheureusement, la photo a beaucoup souffert. A l’origine, elle était collée sur un carton fort, comme ça se faisait à cette époque. La photo a été décollée, ce qui l’a endommagée ; l’adhésif mis au verso a taché la photo au fil des années.
 Cette photo doit dater de 1898, trois ans après le train des Frères Lumière arrivant à La Ciotat. Elle est très chère à notre famille puisqu’on y voit mon grand-père ouvrant les portes du train.


La gare de Feyzin a toujours été un lieu un peu…mythique et sans doute stratégique. C’est vrai que le passage des trains, puis la construction de nouvelles voies, la possibilité d’aller à Lyon-Perrache, tout cela a pu marquer les esprits des Feyzinois au début du XXe siècle. De plus, malheureusement, de nombreux accidents mortels ont eu lieu au terrible passage à niveau des Razes. La passerelle qui fut construite en 1933 permit aux piétons de franchir la gare sans problème. Quand j’étais gosse, quand je partais à l’école ou quand j’en revenais, j’attendais sur la passerelle l’arrivée d’une locomotive et j’aimais son passage bruyant et la fumée âcre qui m’envahissait. C’est aussi sur la passerelle que le 14 juillet, en famille, nous allions voir le feu d’artifice tiré sur la colline de Fourvière. C’était un spectacle qui enchantait nos yeux d’enfants.

Et puis la passerelle a été vouée à la destruction, en 1968, avec le chantier du triage Sibelin. Le Progrès de Lyon avait relaté alors cet événement si anodin.


(articles et photos Le Progrès de Lyon, 1968)


Puis la gare périclita. Des efforts de modernisation (passage souterrain, gare et environs) tentés ensuite par les municipalités font espérer  au Feyzinois que ce lieu redevienne bien vivant.

La gare en 1957 (Photo Combier, Mâcon) 

Et 20 ans plus tard  avec une photo de 1900 (carte éditée en 1977, Editions CEF, Nice)

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