Mardi 2 décembre 2008
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Après un peu d’histoire, voyons ce qui reste (matériellement) du passé de Feyzin. J’en avais fait un recensement non exhaustif en 1975, après les conférences de
Georges Saunier, agrémentées des superbes diapositives de Robert SUBLET. A vous, lecteurs de Feyzin, de confirmer ou d’infirmer mes propos.
- Le château de Saint-Annin, qui date de 1616, et qui est situé maintenant sur le territoire de la commune de Solaize ; la croix Saint-André, face à la
chapelle du même nom, au château Saint-Annin
- Une borne très ancienne, au lieudit du Bandonnier
- Le Prieuré de La Tour (sur la route de La Tour à Beauregard, près du groupe scolaire – 1252) ; façade de la ferme, porte du XIIe, écurie et pierres
- Une cave du XIIIe siècle à La Tour, près du Prieuré, avec les ruines d’une enceinte (portail) et les pans de murs d’une maison
- Le pont du Carré Brûlé (1859)
- Une croix très ancienne près du cimetière
- Les ruines d’un édifice (ancienne église ou château ?) qui a disparu lors de la construction de la voix ferrée ; portail et croix, celle-ci a été déplacée après
la démolition de l’ancienne mairie (maison Commeau)
- La rue « Fine » - La rue « Thomas » (XIIIe siècle)
- Le château de La Bégude, ex-château des Sœurs
- Le Fort de Feyzin
- Et, peut-être, la « lône d’or », derrière l’usine Plymouth
J’avais aussi recensé ce qui a disparu, soit avec la construction du complexe pétrolier, du canal de fuite et de l’autoroute A7, soit après restructuration de
quartiers :
- L’ancienne mairie, rue Hector-Berlioz
- Le vieux quartier du Carré Brûlé (l’ancienne ferme Couturier était l’ancienne auberge de la Bouvardière)
- Le château de l’Isle (avec portail Louis XIII, cour et blasons), qui fut détruit en 1961
- La poterie Paillet (dans l’actuelle zone d’activité)
La poterie Paillet, photographiée en 1966, juste
avant sa démolition (photo DR)
- Et puis, là où est implantée la raffinerie et où passe l’autoroute : des lônes, des sous-bois, des peupliers géants, des guinguettes (Maison Fontaine), la Gravière, les vorgines et leurs puits,
la Petite Gravière, les Fourches au nord du château de l’Isle, la Maison Blanche, la Tuyère et la gravière Constantin, la Poule Noire, le four de la Tuyère, des saules, le Campeau, l’allée des
platanes (ex-allée des Peupliers), des champs de blé dans la vallée, la traille du Rhône, etc. etc.
A ma connaissance, seul Robert Sublet a fixé, avant le chantier, les images de ce passé irrémédiablement perdu. Il avait aussi rassemblé, après de minutieuses
recherches, de nombreuses rares cartes postales de Feyzin et des photos, et même un court film des joutes sur la Gravière.
Pour ma part, je revois, lorsque j’avais une dizaine d’années, le ballet terrible des bulldozers et pelleteuses dans la vallée ; je revenais de l’école du Plateau
par la Côte, et je m’arrêtais pour observer, le cœur serré, tous ces grands arbres qui tombaient, ces paysages qui se transformaient… Ca me paraissait irréel, et je savais, en voyant cela, qu’une
part de mon enfance disparaissait à jamais.