Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 15:44

... sur feyzinautrefois.canalblog.com

Repost 0
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 18:59

Après 5 mois d'interruption, je reprends le blog pour expliquer à mes lecteurs mes réflexions.
D'abord, ce fut la migration du blog vers une nouvelle interface d'hébergement, qui m'a complètement déconcerté. Ma bannière de blog avait disparu, ainsi que quelques autres éléments du blog, impossible de les retrouver...

Puis ce fut l'interrogation, fallait-il poursuivre le blog dans cette nouvelle présentation ou chercher un autre hébergeur?

A présent, ce sont les publicités qui truffent le blog, en raison de "plus de 45 jours d'inactivité" ; il paraît qu'il faut écrire un nouvel article pour qu'elles disparaissent. Dont acte.

Un collectionneur du Feyzin d'autrefois, lecteur du blog, m'a montré une partie de sa belle collection et m'a proposé de scanner et de m'envoyer photos et cartes postales. C'est ce que je voudrais proposer présentement, mais je réfléchis, avant cela, à la poursuite du blog avec over-blog, mon hébergeur.

Je vous ferai part, dès que possible, de la suite des opérations. Merci de votre fidélité!

Repost 0
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 08:10

 

Dominique Bailly m'a envoyé ces poèmes sur Feyzin :

 

Poème extrait de « Galerie », par Antoine Chaine en 1853 :

 

X : A L’EGLISE DE FEYSIN.

 

Eglise charmante

Qui sous un ciel pur

Dresse dans l’azur

Ta flèche élégante (*)

 

Qui de ta hauteur,

Vision divine !

Sur le spectateur

En plein air domine ;

 

Et donc tout autour

Un frais paysage,

D’un riant séjour

Présente l’image ;

 

Et qu’enfin je vois,

Sur un fond d’azur à splendeur humide,

Sculpter dans le vide

Sa petite croix.

 

Oh, dans ta lumière

Mon cœur s’est bercé !

En vague prière

Il s’est élancé !

 

Là-bas, de ce vallon, l’habitant du village

T’adresse-t-il ses vœux ?

A tendre vers le ciel ton aspect encourage,

Il devrait être heureux.

 

Heureux dans cet asile,

Ce paisible oasis en ce monde désert,

Qui semble dire à l’œil lorsqu’il l’a découvert :

Ici le bonheur est facile.

 

De la cloche éclatante

Quand le doux timbre annonce une fête de Dieu,

Qu’il serait beau de voir s’avancer vers ce lieu

Une foule fervente !

 

Ah puisse bercée

Par ton souvenir,

Souvent ma pensée

Vers toi revenir !

  

(*) Détruite par la foudre en 1897

  

 (ci-dessous un dessin de Jean Boachon, d'après une photo ancienne - il doit exister deux ou trois cartes postales très anciennes représentant l'ancien clocher de l'église avant l'incendie - le clocher avait alors la forme d'une flèche)

rencontre2

 

 

Autre Poème tiré de « La muse gauloise », recueil de poésies, volume 28 ; publié en 1882.

 

 Un point de vue

 

 O nature que ta beauté

Est douce, riante, admirable.

Tu n’as aucune vanité

Mais en toi tout est enviable.

 

Oui, car quiconque a remarqué

Tous ces beaux méandres du Rhône

A coup sûr n’aura pas manqué

D’admirer les bords de la Saône.

 

Et de ce point, qui n’a pas vu

Du Dauphiné la vaste plaine

Et de Feyzin le fort perdu

Dans une belle et grande chaîne ?

 

Mais que le temps soit calme et beau

Je tiens au bout de ma lorgnette

Des Chartreux l’immense plateau

Et des hautes Alpes la crête.

 

Maintenant savez-vous d’où part

Ce gigantesque point de vue ?

C’est de Sainte-Foy (d’un rempart)

Près Lyon, ville bien connue.

 

V. M. Rousset

Ste-Foy-lès-Lyon.

 

Dominique m'a envoyé aussi ces deux photos de pèlerinage de Feyzinois et de Solaizards à Lourdes en 1950. Il s'agit d'une seule photo panoramique coupée en deux pour le scan. Certains lecteurs y retrouveront peut-être des membres de leur famille... (merci à Dominique pour ces envois)

 

lourdes 004 

 

lourdes 003 1950

 

 

 

Repost 0
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:34

Nous avons souvent évoqué dans ce blog le quartier de la Bégude. Pour complément, voici un article qui m'a été transmis par Dominique Bailly, avec des explications sur l'origine du nom de ce quartier.

 

LA BEGUDE DE FEYZIN

 

Lorsque vous allez à pied de Lyon à Saint-Symphorien d’Ozon, vous marchez en plaine jusqu’au bas de la colline de Feyzin. A cet endroit la route monte en lacets, comme, du coteau de Sainte-Foy, vous la voyez si bien se dessiner. Cela manque d’ombre ; il fait chaud (si c’est en été). En haut, et quand de la plaine vous avez gravi une quarantaine de mètres (de 193 à 232), bien sûr vous avez soif. Donc, vous entrez à un bouchon, et c’est justice, car vous êtes à la Bégude, le mot l’indique, c’est  un endroit pour boire. Toute Bégude a son bouchon, comme bien s’accorde.

 

Là tout près, on a bâti récemment un vaste et solide fort (1).

 

Votre chopine bue, vous pouvez, en vous détournant à peine, passer vers l’église, qui n’est guère belle, ayant été bâtie vers 1840 ou peu après (2), à la mode du temps, et à grand renfort de Villebois pour les piliers et de lattes et plâtre pour les voûtes. L’architecte était ce pauvre Duboys, mort depuis bien longtemps, un petit brunet tout poilu, qui eut son heure de notoriété, et quelque temps après Feyzin, fit le clocher de Fourvière en pseudo-roman. Il était élève de Duclos. C’est Forest, le voyer de la Croix-Rousse, qui après la mort de Duboys, exécuta la flèche de Feyzin en façon d’éteignoir.

 

A droite et à gauche de l’église, en pendant, deux grands bâtiments carrés, avec jardins clos de murs. C’est la cure et l’école. Ce programme était joli et méritait d’être mieux rempli (2). Qu’en Italie on eût su faire de tout cela quelque chose d’agréable aux yeux et de reposant ! Grand dommage, car où qu’on aille, sur les bords de ce beau Rhône, on voit ces masses se profiler. De là-haut en retour, la vue est immense, merveilleuse, et plonge sur des plaines grasses et vertes, arrosées par le fleuve. Ce serait tout ce qu’il y a de beau, si l’endroit lui-même était un peu boisé, mais il n’y a que des blés et des fourrages artificiels.

 

De l’église, vous pouvez descendre par un grapillon au village en bas, presque perdu dans les brotteaux, leurs vourgines et leurs peupliers. Pas bien loin de là, il y a de la terre à poterie, comme aux Rivières vers la Mouche. Voici quelque vingt-cinq ou trente ans, qu’on y avait fondé une tuilerie, qui ne put réussir, les produits s’étant trouvés médiocres (3).

 

Ce nom de Bégude nous est venu du provençal. Il y a dans le midi quantité de  Bégudes, c’est-à-dire des endroits où l’on s’arrête pour boire avant d’arriver aux villages. La Bégude D’Aubres (Drôme), la Bégude de Châteauneuf-de-Mazenc (Drôme), la Bégude d’Auzon (Gard), la Bégude de Jordy (Hérault) et enfin la Bégude-Basse, qui est la Bégude de la Bégude, dans l’Ardèche, et une foule que je ne connais point.

 

Beguda ou Begudo, en provençal, veut dire action de boire, et aussi ce qu’on boit en un coup. Le latin bibere a fait boire en français, beüre (prononcer beoure) en provençal, beïre ; baïre en lyonnais. Le participe présent provençal est bevent, et le participe présent languedocien, beguent. Participe passé dans les deux dialectes, begu, d’où begudo.

 

Cette transformation de v en g (begu au lieu de bevu, du participe présent bevent) est tout ce qu’il y a de plus classique, quoique v soit une labiale, et g une gutturale : gaine (vagina), Gascogne (Vasconia), gâter (vastare) etc. V, par une singulière transformation, est même souvent devenu gu, comme dans gué (vadum), guêpe (vespa), gui (viscum) etc.. etc.

En provençal, counèissent (connaissant) est aussi devenu counèigu (connu), d’où couneigudo, connaissance.

 

Il n’y a pas à douter que le nom de la Bégude de Feyzin ne lui ait été donné par les rouliers de Provence, en ces temps que, par files interminables, ils dévalaient de Paris à Marseille ou montaient de Marseille à Paris, chargés de sacs de blé, de bareilles de vin, de saches d’avoine, de ballots de merluche, de barils d’anchois, de tonneaux d’huiles, de caisses de savon, de tonnes de charbons, etc.,etc., « balin-balou, patin-patou, et à la garde de Dieu, comme portaient les lettres de voiture(I) ».

 

Nizier du PUITSPELU,

Lyonnois.

 

(I)            Mistral.

Source : Le Monde lyonnais n°28 du 21 mai 1881

 

 

(1) 1875 / 1877

(2) La construction débute en 1843.

(3) Société des tuiles étrusques de France, fondée en 1854.

  

 (notes additionnelles de D. Bailly)

  

rn7_b-gude.jpg

 

 

 

 

Repost 0
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:03

 

 

 

Commencés en 2011, le travaux de réfection de l'église de Feyzin sont en voie d'achèvement. La ville de Feyzin a financé à hauteur d'un million d'euros la restauration du clocher (la Loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat prévoit que l'entretien des bâtiments religieux construits avant cette date est à la charge des communes sur lesquels ils se trouvent).

 

012

 

La vétusté de l'édifice avait rendu ces travaux nécessaires. La façade a été aussi restaurée, de nouvelles sculptures ont remplacé celles qui l'ornaient.

 

Eglise de Feyzin 004

 

 

Eglise de Feyzin 002

 

 

 

 

Eglise de Feyzin 003

Un article de l'Echo de Feyzin est consacré à l'auteur de ces sculptures :

 

img046

 

  Ce chantier s'inscrit dans un projet plus vaste de rénovation de la place de l'église.

 

 

 

Eglise de Feyzin 001

 

 

 

007

 

Eglise de Feyzin 006

 

Les photos sont de Rémy CHANELLIERE

Repost 0
15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:31

 

Je souhaite à mes lecteurs une bonne et heureuse année 2013

 

gbfg

 

Dominique Bailly m'a envoyé un texte paru en 1856 dans le Journal de Vienne et de l'Isère :

 

PROMENADE A FEYZIN

UNE PAGE INÉDITE DE SALVATOR ROSA.

 

Un jour, un galant homme, artiste dans l'occasion et bon vivant par  habitude, vous écrit ceci :

 

« Messieurs,

Hier, on a découvert à Feyzin, dans un grenier, un Salvator Rosa.

J'ai tué aujourd'hui, dans la plaine de Vénissieux, un lièvre des plus forts râblés.

L'idée vous sourirait-elle de voir la couleur de celui-là et de goûter au râble de celui-ci ?

Il y aura grande et joyeuse compagnie. Outre le lièvre et Salvator, un Feyzinois provençal se fera entendre, entre la poire et le fromage. »

R. S. V. P.

 

Vous prenez le chemin de fer et vous arrivez en cinquante-deux minutes à la gare.

Tout le monde connaît ce propos attribué au Paysan provençal à qui un voyageur demande route :

 « Camino, camino, as pauou qué la terrou ti manqué ? » (*)

 

 C'est bien là, en effet, un peu une idée du cru et un propos du pays ; mais un voyage à pied de quelques heures, partout ailleurs qu'en Provence, suffit pour vous convaincre qu'avec des allures différentes,  les hornmes sont à peu près partout les mêmes.

 

Si vous êtes tenté d'en faire personnellement l'expérience, dirigez-vous sur Feyzin, et demandez la maison de M. le Maire :

— M. l'employé ! La maison de M. le Maire, s'il vous plaît ?

— A un demi-quart d'heure d'ici, Messieurs, au haut de la montée, à deux pas de l'église.

L'employé a pris la mairie pour la demeure de M. le maire.

 

Vous rencontrez plus loin un charretier.

— Monsieur, pourriez-vous, je vous prie, nous indiquer la maison de M. le maire ?

— Messieurs, il vous faut un quart d'heure; prenez à gauche, suivez toujours à gauche jusqu'à la grande route.

Le charretier a pris cette fois la gauche pour la droite. Il était malin ce charretier, et avait jugé à propos de nous suivre de l'œil à travers les arbres, en riant en dedans.

 

Nous touchons enfin à la grande route, et là une servante d'auberge nous explique qu'il ne nous faut pas plus d'une petite demi-heure pour nous rendre chez M. le Maire. L'on est au reste amplement dédommagé de cette course à travers champs, par la cordiale et gracieuse hospitalité qui vous attend à l'arrivée, et puis encore par cette suite de charmants points de vue qui se déroulent devant les yeux tout le long du chemin.

 

Il faut bien le dire, les environs de Vienne, même en dehors des admirables panoramas que l'on découvre des hauteurs de Coupe-Jarret, ou des ruines du château de la Bâtie, renferment encore dans leur partie nord un grand nombre de frais et calmes paysages que le crayon ou le pinceau de l'artiste devraient plus souvent reproduire.

Pas de transitions brusques, pas de lignes heurtées dans les plans, point de ces accidents de perspective qui déroutent et coupent le regard, aucuns de ces tons crus de lumière ou d'ombre qui contrastent trop vivement avec les tons vagues et insaisissables des lignes générales. Les plans se succèdent à intervalles distincts et presque égaux, les gradations de lumière et d'ombre s'analysent, pour ainsi dire, au point qu'on les pourrait toucher de la main, et les compter une à une.

 La vue de Vienne au mont Pilât en est une preuve et on le comprend mieux encore en gravissant, à une heure donnée du jour, la colline qui conduit à l'église de Feyzin. De cette colline qui s'arrondit et se déploie sur ses deux flancs comme un décor d'opéra-comique, l'œil embrasse un paysage simple de distribution et d'arrangement, mais cependant splendide d'harmonie et de poétique  uniformité.

 

A gauche, tout au fond : les hauteurs qui dominent Givors, enveloppées d'un flot de brouillards ocracés, épais et lourds, que l'on dirait sortir de quelque cratère mal éteint ; en face : d'immenses et plantureuses prairies où le

Rhône roule ses eaux d'un bleu de plomb, où les peupliers agitent au souffle du vent leurs feuilles tremblotantes.

A droite, dans le lointain, Lyon dans la brume, et sur le dernier plan, comme une ceinture grisâtre, les montagnes du Forey et du Nivernais.

 

En présence de ce tableau, sur lequel quelques légers brouillards blancs jetaient une teinte mélancolique, on songeait involontairement à Salvator Rosa, à ce peintre colosse qui avait su faire revivre sur la toile, avec une vérité inouïe d'expression, les sites les plus effrayants des effrayantes gorges des monts Abruzzes ; on était tenté de se demander pourquoi le Rhône et ses rives n'avaient pas encore rencontré leur Salvator parmi cette brillante pléiade de paysagistes qui sont aujourd'hui l'honneur et l'orgueil de l'école française. Rien pourtant ne lui manque, à ce Rhône, à ce fleuve auquel la nature a jeté à pleines mains les immenses beautés dont elle dispose, et qui peut le disputer sans crainte au Danube et au Rhin.

 

M. T., l'heureux possesseur du Salvator que nous allions voir, l'avait trouvé dans le galetas d'une vieille maison abandonnée; la toile était à demi rongée par l'humidité, salie par la poussière, crevassée dans plusieurs endroits. En homme intelligent, en artiste, M.T. avait aussitôt procédé à son lavage, et avait pu apprécier les éminentes qualités de l'œuvre, en attendant qu'une restauration complète lui eût rendu en partie sa vivacité de coloris et son éclat.

 

 Le lecteur a vu peut-être, au Louvre, à droite dans la grande galerie, ce magnifique et unique paysage de Salvator, qui représente son thème favori. La toile découverte à Feyzin renchérit encore, s'il est possible, sur la sublime horreur du tableau du Louvre. Le jour tombe ; à travers un sentier épouvantable bordé de roches gigantesques affectant les formes les plus bizarres dans leur composition toute classique, se dressent des troncs d'arbres brisés, tordus par l'orage, déchirés par la foudre ; des eaux d'un vert noirâtre le traversent avec furie, et dans le fond, éclairée par un rayon sinistre comme un éclair dans la nuit, une tête étincelante de soldat brigand qui attend, embusqué derrière un massif de ronces, le passage d'un voyageur attardé. On retrouve dans cette toile toute la fougue, toute l'inspiration du peintre Calabrais (**).

 

Aux hommes compétents maintenant il appartient de juger en dernier ressort d'une œuvre à laquelle on ne saurait, au reste, contester une valeur réelle et une puissante originalité.

 

Par une délicate attention du propriétaire, le tableau avait été placé dans la salle même où était servi le banquet de famille. Notre Feyzinois nommé plus haut, afin de détourner une conversation sur la peinture qui l'ennuyait fort et qui finissait, en effet, par devenir monotone, proposa une représentation, par lui tout seul, d'une procession, un jour de fête, à Marseille.

Qui n'a pas vu, en ce moment, ce drôle de pistolet, n'a certainement pas vu un des types les plus curieux que l'on puisse rencontrer à Feyzin et à dix lieues à la ronde. Le bredouillement nasillard du sacristain, la voix aigre du

Suisse, le chant hétéroclite des pénitents blancs, les notes lamentables de l'ophicléide (cuivre de la famille des bugles), les piaulements des enfants de chœur, les mille cris de la foule, tout cela était rendu avec une vérité d'intonation, un accent impossible à décrire, et accompagné de gestes de macaque en goguette.

Notre amphitryon riait à se tenir les côtes et les nombreux et joyeux convives qui l'entouraient riaient encore plus fort et plus largement que lui.

 

…… Puis enfin arriva L'heure bête où chacun de son côté s'en va.

 

La course à travers champs dut recommencer, mais cette fois la nuit était venue. La campagne était enveloppée dans un brouillard intense, et c'est à peine si les falots portés devant nous pouvaient éclairer à trois pas notre route.

Au moment où nous franchissions la barrière de la gare de Feyzin, une voix criait à tue-tête du haut de la colline:

 

« Camino, camino, troun de l'air, as pauou qué la terrou ti manqué ! »

 

C'était notre Feyzinois de tout à l'heure qui nous envoyait son adieu.

 

G. S.

 

Source : Journal de Vienne et de l’Isère ; n°45 du dimanche 9 novembre 1856.

 

Salvator Rosa (1615-1673), fut l’un des premiers à peindre des paysages romantiques avec des scènes crues, où l’on voyait entre autres, des soldats ou des brigands. Ces toiles étaient vendues bon marché, par des petits marchands.

 

(*) traduction vraisemblable : Avance, avance, tu as peur que la terre te manque ?

(**) en fait, le peintre était Napolitain

Remerciements à Dominique Bailly (l'original de ce texte est disponible en faisant une recherche sur Google)

 

  Salvator Rosa - Evening Landscape - WGA20046

  Une toile de Salvator Rosa (entre 1640 et 1643)

 


Repost 0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:55

Il y a une dizaine d'années, une harde de daims avait été introduite dans le "parc" du fort de Feyzin. Il semblerait que ces animaux soient devenus trop envahissants, ou nuisent à quoi, on ne le sait...

En janvier 2012, le Maire Yves Blein et son Conseil Municipal décidaient de l'abattage des animaux. Je me suis rendu sur Internet pour en savoir davantage. Aujourd'hui, la polémique enfle, et la Fondation Brigitte Bardot s'en mêle. Les commentaires postés sur Internet ne sont pas tendres pour le Maire et la municipalité.
A l'île de La Réunion, où je me trouve, se pose le problème de ce qu'on appelle depuis cette année le "risque requins", suite à des attaques (mortelles à plusieurs reprises) de squales dans différentes réserves de l'île. Les élus municipaux (Saint-Paul) se sont penchés sur la question avec différentes associations (environnementales, surfeurs...) La solution n'a pas été trouvée, si ce n'est la surveillance des maîtres-nageurs spécialisés qui décident de l'ouverture ou de la fermeture du lagon aux surfeurs et aux nageurs. L'abattage des squales a été abandonné. Les surfeurs eux-mêmes disent, à propos des requins : "Ils sont chez eux, à nous de faire attention"...

A Feyzin, il me paraît clair que la bonne solution n'a pas été trouvée. Dans la ville de la raffinerie, le fort de Feyzin et ses animaux étaient un modèle d'intelligence environnementale... qu'on est en train de détruire à coups d'arrêtés.

Je prends parti contre ce massacre indécent.

 

Quelques liens sur le sujet :  

 

http://www.leprogres.fr/rhone/2012/12/14/daims-abattus-par-la-mairie-a-feyzin-quand-brigitte-bardot-s-en-mele

http://fr.wikipedia.org/wiki/Feyzin#Le_Fort_de_Feyzin

 

balade-au-fort 6903

 

 

Repost 0
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 18:30

 

Créé le 28/11/2008, mon blog "Feyzin, passé simple" a donc quatre ans.

Il a reçu à ce jour 15 699 visites et 42 018 pages ont été consultées. Merci encore à tous mes lecteurs, occasionnels ou assidus, merci de votre intérêt pour cette modeste chronique de Feyzin autrefois, et aussi de vos commentaires. Je regrette seulement ne pas recevoir davantage de messages de Feyzinois(es) et de documents inédits ou presque.

 

En tout cas, aujourd'hui, voici trois des récentes créations de Liliane ROUX, artiste feyzinoise, qui m'envoie toujours des documents. Merci Lilane !

 

DSC01050

 

 

DSC01009

 

 

stage Sète 09 coucher de soleil 012

 

Il y a encore des sujets pour ce blog : les fermes à Feyzin par exemple. Nous reviendrons aussi sur la gare, sur la catastrophe de Feyzin... Merci d'avance pour vos éventuelles contributions, chers lecteurs et chères lectrices !

 

 

Repost 0
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:07

Après avoir évoqué la Résistance à Feyzin, parlons de la Libération, à l'aide de documents fournis par Dominique Bailly (documents datant de 1994)

 

liberation 1

 

liberation 3

 

liberation 2 2SEPT94

Repost 0
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:22

Curieusement, lorsqu'on tape dans Google "résistants Feyzin", on obtient très peu de résultats, ce qui est regrettable lorsqu'on veut évoquer cette période douloureuse que fut la Résistance à Feyzin. Il faut se référer à l'article de Georges Saunier, paru dans le volume 3 de Feyzin au passé simple, "Décembre noir à Feyzin en 1943", et à quelques documents (qui m'ont été communiqués par Dominique Bailly).

Dans son article, Georges Saunier évoque le témoignage de Henri Ladoire, président du Comité de Libération. Il est question de l'arrestation de Claudius Béry, de l'opération de la Gestapo à l'usine Lumière, des arrestations et de la déportation de Verzieux et de Georges Ladoire (son fils Henri avait réussi à s'enfuir lors de l'arrestation de son père). Il y est enfin question d'André Gelas, résistant feyzinois, qui rejoignit le maquis du Vercors où il trouva la mort au combat.

Georges Saunier écrit : "Qui a vendu les patriotes feyzinois? Qui a renseigné les Nazis? Il y a eu des doutes mais les questions sont restées sans réponses entièrement satisfaisantes, faute de certitudes..."

 

En octobre 1995, fut inaugurée la route du Docteur Long (ex-route de Corbas), dont le corps fut déposé là par les Nazis.

 

dr long27oct93

Une plaque commémorative est apposée sur la maison de Madame Pichot.

 

resistance 6914

 

En octobre 1993, le journal Le Progrès faisait paraître un article évoquant les travaux de réhabilitation de la place des Razes ; cette place se dénommait déjà "place Claudius-Béry" :

 

claudius bery 2

 

Et en  novembre 1995, la place rénovée fut inaugurée par Raymond Barre, à l'époque député-maire de Lyon.

 

b-ry 2

 

Une gerbe fut déposée par la fille de Claudius Béry au pied de la stèle qui porte le buste du résistant, réalisé par Mireille Perret-Martinez :

 

b-ry

 

En 1997, lors de l'ouverture de la Maison du Patrimoine à Feyzin, il fut demandé à Louis Collet, alors président du canton au sein du Souvenir français, de réserver à la Maison du Patrimoine un espace du souvenir :

 

97 11

 

97 12

 

En 2004, à l'occasion de la Journée de la Résistance, un hommage fut rendu à la famille Jourdan et Brian Stonehouse.

 

hurlevent 6

 

hurlevent 7

 

La famille Jourdan avait caché ce combattant anglais dans son château de Hurlevent, chemin de Bauregard.

 

resistance 5929

 

hurlevent 3

 

Plusieurs documents font revivre les événements vécus par la famille Jourdan et Brian Stonehouse :

 

hurlevent 4

 

hurlevent 8

hurlevent 9

 

Une plaque commémorative a été apposée à l'occasion de la commémoration sur une façade voisine :

 

hurlevent 5

 

resistance 5930

 

En juin 2006, l'allée Jean-Moulin fut inaugurée à Feyzin en présence de Raymond Aubrac (voir www.tractionrhonealpes.com/060623feyzin2.htm).

 

Finissons ce panorama avec l'évocation de Joseph Martinet, Feyzinois qui possédait une imprimerie clandestine à Villeurbanne

 

martinet

 

Henri Ladoire, cité par Georges Saunier, avait dit : "Ce sont tous ces gens obscurs qui, par leur action clandestine et par le sacrifice de leur vie apportèrent la contribution de la commune de Feyzin à la libération de la France."

 

Nous avons donc encore et toujours un devoir de mémoire. Georges Saunier écrivait encore qu' "il faut rester vigilants pour que les combattants de 39-45, y compris les combattants de l'ombre, ceux que nous venons d'évoquer et les autres résistants de la commune, ne soient pas, une fois encore "morts pour rien" (...) Ami, entends-tu..."

 


Repost 0